•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Libre-échange : les Producteurs laitiers du Canada interpellent Legault

Des vaches de la ferme biologique Lampron et fils

Les producteurs laitiers incitent François Legault à la prudence en ce qui concerne l'application du nouvel accord de libre-échange nord-américain.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Si le premier ministre du Québec, François Legault, exhorte le Bloc à voter en faveur de la nouvelle mouture de l'Accord de libre-échange Canada–États-Unis–Mexique (AECUM), les Producteurs laitiers du Canada invitent plutôt le chef du gouvernement caquiste à prendre le temps de bien faire les choses, voire à amoindrir l'impact de certaines clauses.

Lors de sa rencontre avec son homologue fédéral, Justin Trudeau, la première depuis la victoire des troupes libérales à la fin octobre, M. Legault a affirmé que le Bloc devait donner son aval à l'AECUM, et qu'il en allait de l'intérêt des Québécois.

De son côté, le parti politique dirigé par Yves-François Blanchet réclame plutôt que le gouvernement Trudeau obtienne des protections supplémentaires pour le secteur de l'aluminium. Le Bloc juge en effet que les producteurs d'aluminium y perdent au change dans ce nouvel accord, comparativement aux producteurs d'acier, qui ont obtenu des protections plus importantes.

Le chef du gouvernement québécois n'est pas de cet avis. Il affirme que le secteur de l'aluminium obtient un gain, pas idéal, certes, mais un gain malgré tout avec l'élimination des tarifs douaniers sur les exportations canadiennes de ce métal.

Dans un communiqué publié dimanche, le président des Producteurs laitiers du Canada (PLC), Pierre Lampron, juge pourtant que le premier ministre Legault ne tient pas compte de la possibilité d'apporter des modifications aux accords internationaux, histoire de les bonifier, le cas échéant.

Il est donc possible, croit M. Lampron, d'aider davantage non seulement les producteurs d'aluminium, mais aussi les producteurs laitiers.

Cadre strict

En effet, selon le PLC, le nouvel accord, signé plus tôt cette semaine à Mexico par le Canada et ses deux partenaires commerciaux nord-américains, aura pour effet de transférer l'équivalent de la production laitière moyenne d'environ 520 fermes du Québec à des producteurs américains, dont le lait servira à faire des produits vendus au Québec et partout au Canada.

En vertu du nouvel accord, mentionnent encore les producteurs laitiers, des quotas sévères seront imposés à ces derniers en matière d'exportation de produits laitiers canadiens, avec de lourdes pénalités en cas de dépassement.

Voilà pourquoi l'organisation demande au premier ministre du Québec d'attendre de possibles bonifications subséquentes de l'accord de libre-échange, plutôt que de courir le risque que de telles limites soient étendues à d'autres secteurs de l'économie.

Mieux encore, plaident les producteurs, le gouvernement Legault pourrait adopter le nouvel accord commercial pour les secteurs qui en profiteront, tout en minimisant l'impact pour d'autres secteurs. L'organisation n'offre toutefois pas de précisions sur une marche à suivre pour atteindre cet objectif.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique fédérale

Politique