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Des soins oculaires et des lunettes redistribuées à près de 2000 Tanzaniens

Alex-Anne Harvey et une collègue entourent une patiente visiblement réjouie.

Alex-Anne Harvey et une collègue entourent une patiente visiblement réjouie.

Photo : Amélie Voyer

Laurence Gallant

Des professionnels de la santé reviennent d'une mission humanitaire en Tanzanie où ils ont pu prodiguer des soins à 1917 personnes en deux semaines. La Rimouskoise Alex-Anne Harvey, optométriste de profession, a ainsi réalisé des centaines d'examens de la vue pour des personnes qui ont difficilement accès à des soins oculaires.

La jeune femme de 31 ans, qui n’en est pas à son premier voyage humanitaire, raconte que cette mission était orchestrée directement en collaboration avec l’optométriste local, qui doit normalement desservir toute une région à lui seul.

On parlait avec les gens de là-bas et le problème, c’est beaucoup l’accessibilité aux soins. [...] Même si ça revient à 5 $ US, c’est ce qu’on s’est fait dire, les gens n’ont pas nécessairement ces sous-là à mettre sur un examen. Il y a le fait aussi qu’il y a juste un optométriste à peu près pour toute une région, qui lui doit se promener, donc les gens ne font pas beaucoup d’examens de la vue, explique Alex-Anne Harvey.

Une femme reçoit un examen de la vue par l'optométriste Alex-Anne Harvey en Tanzanie.

Alex-Anne Harvey a travaillé deux semaines dans un village en Tanzanie.

Photo : Amélie Voyer

Celle qui a travaillé pendant deux semaines dans la campagne tanzanienne indique que de nombreuses cliniques d'optométrie au Québec recueillent les dons de lunettes et qu'elle a pu voir combien ces lunettes, ensuite soigneusement analysées et redonnées, peuvent faire la différence. C'est tout le temps vraiment impressionnant.

L’équipe d’opticiens qui ont fait le voyage avec elle est ainsi arrivée avec 6000 lunettes à redistribuer, selon ce qui se rapprochait le plus de la nouvelle prescription de chaque patient, raconte-t-elle.

[Pour] des gens qui voyaient juste à partir de leurs mains, disons, on arrivait à les faire voir, pas parfait parfait, mais quand même beaucoup : ils riaient, ils applaudissaient, ils étaient vraiment reconnaissants.

Alex-Anne Harvey, optométriste

Les examens de la vue pouvaient aussi permettre de détecter des cataractes ou des glaucomes à traiter.

Des patients tanzaniens en attente.

Des patients tanzaniens en attente

Photo : Steven Sutton

Le fait que nous, des Canadiens, on y aille, puis qu’on offre des services, les gens étaient tellement reconnaissants. Ils se disaient entre eux à quel point ils étaient contents qu’on prenne du temps pour venir les voir et les aider.

Alex-Anne Harvey, elle aussi, se dit reconnaissante. On est nés dans un pays qui nous permet l’accès à l’éducation, et ça m’a permis d’avoir une profession qui me fait bien gagner ma vie, ça fait que je trouve que c’est une bonne manière de redonner un peu de cette chance-là à d’autres.

Un tableau servant à mesurant la force des yeux, accroché à des barreaux, en Tanzanie.

Les examens de la vue pouvaient aussi permettre de détecter des cataractes ou des glaucomes à traiter.

Photo : Alex-Anne Harvey

De retour au pays après ce voyage chapeauté par l’OBNL Terre sans frontières, l’optométriste qui pratique maintenant à Montréal se promet de poursuivre ses efforts pour soutenir ces personnes en manque de soins, de l’autre côté de l’Atlantique.

C’est sûr que, de mon côté, je vais essayer de continuer à aider, en direct d’ici, voir s’il y a des dons qui peuvent se faire, comme peut-être financer les chirurgies de cataractes, des choses comme ça. C’est sûr qu’il va y avoir d’autres missions aussi éventuellement.

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