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Les jeux scolaires est-ouest : comme une rivalité Canadiens-Leafs

Un joueur de hockey vient de marquer un but et une foule célèbre debout en criant, les bras levés.

Les élèves de l’École secondaire catholique Franco-Cité s’époumonent après qu’un des leurs a marqué le but égalisateur.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un duel de hockey dure depuis 49 ans dans le Nipissing entre les écoles secondaires de l’est et de l’ouest de la région. Onze écoles participent à l’événement, et 2500 étudiants s’affrontent dans les estrades en faisant le plus de bruit possible pour gagner la prestigieuse bannière des meilleurs partisans.

Vendredi au centre sportif Memorial Gardens de North Bay, l’ambiance était survoltée, et l’on aurait pu se croire à un duel entre les Canadiens de Montréal et les Maple Leafs de Toronto.

Ce sont tes amis qui jouent, tu connais les joueurs depuis longtemps. Quand tu vas voir une partie des Maple Leafs de Toronto, tu ne les connais pas personnellement. Ici, à l’École Franco-Cité, on fait tous partie de la même famille.

Une citation de :Jayme Landry, élève de Sturgeon Falls

La compétition se déroule en trois volets : le hockey et les deux autres prix sont remis aux partisans, qui sont évalués en fonction de l’esprit sportif tout au long des six périodes de jeu.

La dernière compétition a une durée de deux minutes.

Chacune des onze écoles secondaires a 120 secondes pour faire une danse en faisant participer chacun de ses élèves.

Une centaine d'élèves tous habillés en blanc dans une estrade.

Les élèves de l’École secondaire catholique Algonquin de North Bay, en synchronisme pendant leur chorégraphie de deux minutes

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Le juge invité de la compétition de cri, l’auteur-compositeur-interprète Stef Paquette, souligne que cette activité permet de rehausser le sentiment d’appartenance envers son école secondaire.

Je trouve de nos jours qu’il y a vraiment un manque à ce niveau. L’événement est-ouest implique un sentiment de fierté envers ton école secondaire, que ce soit [une école] catholique, publique, anglophone ou francophone, et je trouve cela important.

Une citation de :Stef Paquette, juge invité
Un groupe de hockeyeuses habillées en rouge avec des partisans derrière.

Avant la compétition de cette année, l’équipe féminine de hockey de l’École secondaire catholique Algonquin s’est battue pour que le temps de jeu soit réparti équitablement entre les hommes et les femmes pendant ce tournoi.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Un doublé pour Franco-Cité

Pour l’École secondaire catholique Franco-Cité de Sturgeon Falls, la partie de hockey est accessoire, et rien n’a été laissé au hasard dans les estrades, afin de remporter les bannières du meilleur esprit sportif et de la meilleure chorégraphie.

On a commencé au mois de septembre, en choisissant le thème de la chorégraphie, le choix des chansons, la confection des costumes, pour rassembler tout le monde. Pendant les deux dernières semaines, l’on a pratiqué chaque jour pour s’assurer qu’on soit synchronisé.

Une citation de :Stéfani Fortin, élève de l’École secondaire catholique Franco-Cité
Un homme maquille une femme.

En arrivant à l’école, la journée de la compétition Stéfani Fortin se fait maquiller le visage aux couleurs de son école.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Marc Lavigne, un des juges du duel est-ouest, s’est dit impressionné par le synchronisme des 120 élèves de l’École Franco-Cité et le thème choisi.

Ils ont fait un voyage historique de la crise scolaire qu’il y a eu à Sturgeon Falls en 1971 jusqu’à aujourd’hui avec l’évolution de notre langue, a relaté M. Lavigne.

On commence notre chorégraphie avec deux chansons d’Émile Bilodeau, Crise existentielle, J’en ai plein mon cass – on était tannés de se faire oppresser [en éducation francophone] – et on termine avec Toi + Moi [de Grégoire]. Ensemble on peut faire une différence, et c’est un clin d’œil au mouvement de la résistance en 2018.

Une citation de :Nicolas Lavigne, premier ministre de l’association des élèves de l’École secondaire Franco-Cité
Des élèves pratiquent leur danse dans un gymnase.

Avant de se rencontrer à l’aréna, les 120 élèves de l’École secondaire catholique Franco-Cité pratiquent leurs cris dans le gymnase de leur école.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Pendant les six périodes du tournoi, l’École secondaire catholique Franco-Cité a crié, chanté et dansé pour encourager son équipe et les autres écoles sur la patinoire. Même s’ils étaient moins que les autres écoles anglophones, ils ont démontré qu’ensemble, ils peuvent faire du bruit, ont expliqué les juges Marc Lavigne et Stef Paquette.

Le comité organisateur de l’École secondaire catholique Franco-Cité pose avec la bannière des champions.

Des élèves de l’École secondaire catholique Franco-Cité récupèrent leur bannière de champion de la compétition de cri.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Pour ces jeunes Franco-Ontariens de Sturgeon Falls, la fierté est la chose la plus importante.

L’École secondaire catholique Franco-Cité est repartie avec les deux bannières les plus prestigieuses à leurs yeux : l’esprit et le meilleur cri.

Ça termine ma douzième année sur une bonne note. On a passé des mois à travailler là-dessus, puis être capable de dire qu’on a remporté la bannière encore une autre fois cette année, on perpétue la tradition, relate Stéfani Fortin qui a chapeauté la formation dans les estrades du centre sportif Memorial Gardens de North Bay.

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