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« Comment ça se fait qu'on n'est pas capables de respecter les passages à piétons? »

Une femme discute avec un agents du Service de police de la Ville de Montréal.

Les participants à l'événement demandent entre autres à la police de mieux faire appliquer le règlement concernant les traverses pour piétons.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plusieurs personnes ont participé à un rassemblement, dimanche, à Montréal, pour exiger que Québec en fasse davantage pour mieux sécuriser les traverses pour piétons, et ainsi éviter de possibles accidents graves.

Les citoyens mobilisés réclament que le gouvernement hausse les amendes liées au non-respect de l'obligation de s'arrêter à un passage pour piétons de 100 $ à 300 $. Il souhaitent aussi que les conducteurs fautifs se voient ajouter trois points d'inaptitude pour l'infraction.

Les organisateurs du rassemblement exigent par ailleurs que le SPVM s’engage davantage à faire appliquer l'article 410 du Code de la sécurité routière concernant les passages pour piétons.

Comment ça se fait qu'on n'est pas capables de respecter les passages à piétons? s'est demandé dimanche le Dr Alain Vadeboncoeur, qui participait au rassemblement. M. Vadeboncoeur est aussi à l'origine d'une pétition de 10 000 signatures qui enjoint Québec à agir dans ce dossier.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, à qui s'adresse la pétition, serait ouvert à l'idée d'une modification du Code de la route, affirme Alain Vadeboncoeur. Une rencontre pourrait avoir lieu dès janvier.

C'est quand même un mystère, parce qu'on est l'un des seuls endroits où ce n'est pas possible; l'un des aspects est que les conséquences [ne sont pas très importantes]. Alors je me suis dit, pourquoi ne pas hausser les amendes à 300 $ et trois points de démérite?

De son côté, le maire du Plateau–Mont-Royal, Luc Rabouin, souhaite également que la police redouble d'efforts pour que les règles en vigueur soit mieux appliquées, mais le SPVM ne peut pas être à toutes les intersections; on a un véritable examen de conscience à faire, comme automobilistes, a-t-il tenu à préciser.

De l'avis de Nicolas Vézeau, un des organisateurs du rassemblement, les accidents impliquant des piétons et des véhicules sont carrément des problèmes de santé publique. Il rappelle que 22 personnes ont été tuées par des conducteurs dans les rues montréalaises en 2019, soit davantage que les 20 victimes d'homicide au cours de l'année.

Un accident de trop

Le rassemblement, tenu boulevard Saint-Joseph, dans l'arrondissement du Plateau–Mont-Royal, a eu lieu dans la foulée d'un accident survenu le 6 décembre.

Cette journée-là, un garçon de 3 ans a été transporté d'urgence à l'hôpital après avoir été grièvement blessé lorsqu'il a été frappé par un VUS dans le secteur du Mile-End.

Selon le récit du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le VUS aurait glissé à un arrêt obligatoire. Le père de famille aurait alors tenté de déplacer la poussette à toute vitesse, faisant tomber le bambin au sol. Celui-ci aurait ensuite été heurté par le véhicule.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau

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