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Les ventes de véhicules électriques chutent après l’élimination de rabais

Une Chevrolet Bolt l'hiver, lors d'une recharge.

Le gouvernement Ford a éliminé les subventions à l'achat de véhicules électriques.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Radio-Canada

Les ventes de véhicules électriques ont dégringolé depuis que le gouvernement progressiste-conservateur ontarien a éliminé les rabais consentis aux acheteurs. L’élimination de ce programme de subvention nuit à l’atteinte de cibles nationales.

Selon Mobilité électrique Canada, au cours des 6 premiers mois de l’année, les ventes ont baissé de 55 % en Ontario par rapport à la même période en 2018.

Au cours du deuxième trimestre de 2019, 2933 véhicules électriques ont été vendus, contre 7110 pour la même période l’année précédente.

L’Ontario est d’ailleurs la seule province où les ventes n’ont pas progressé par rapport à 2018.

Le Québec et la Colombie-Britannique, qui ont tous deux des programmes incitatifs à l’achat de véhicules électriques, sont depuis longtemps les provinces où les ventes sont les plus importantes.

Il y avait une progression en Ontario jusqu’à l’élimination des rabais.

Le précédent gouvernement ontarien offrait un remboursement pouvant atteindre jusqu’à 14 000 $. Le premier ministre Doug Ford a éliminé le programme de subventions après son élection en juin 2018. Il a fait valoir que l’aide financière était versée à des gens qui avaient les moyens de se payer des voitures chères.

Peu de temps après, les ventes ont rapidement plongé dans la province, ce qui a eu un impact sur les ventes nationales.

Il y a eu une reprise après l’entrée en vigueur du rabais fédéral de 5000 $.

Une Chevrolet Volt hybride branchée à un chargeur.

Al Cormier, de Mobilité électrique Canada, pense qu’il sera difficile d’atteindre les objectifs fédéraux dans les conditions actuelles.

Photo : Associated Press / Richard Vogel

Les ventes de véhicules électriques au Canada représentent seulement 3,5 % des véhicules vendus. Il reste donc beaucoup de chemin à faire pour atteindre la cible fédérale de 10 % d’ici 2025.

Il sera difficile pour le gouvernement fédéral d'atteindre cet objectif, constate Al Cormier, de Mobilité électrique Canada. Et ce sera plus difficile encore d'atteindre la cible d'Ottawa de 30 % de véhicules électriques d'ici 2030.

« Si l'Ontario participait à nouveau, cela rendrait le tout beaucoup plus facile. »

En Colombie-Britannique, les véhicules électriques représentent 10 % de l'ensemble des ventes, comparativement à 7 % pour le Québec.

La part des véhicules électriques dans les ventes avait atteint environ 3 % en Ontario, avant de chuter sous le 1 % après l'annulation du remboursement gouvernemental. Après l'entrée en vigueur des mesures fédérales, elle est remontée à un peu moins de 2 %.

Selon les experts, ces remboursements sont essentiels, car le coût d'un véhicule électrique peut être de 10 000 $ à 30 000 $ de plus que celui d'un modèle semblable à essence.

Plusieurs Toyota hybrides garées dans un parking.

Les véhicules électriques coûtent moins cher à l'usage, rappelle Cara Clairman, de Plug'n Drive.

Photo : La Presse canadienne / Reed Saxon/AP

Les remises réduisent l'écart de prix initial, souligne Cara Clairman, la PDG e Plug'n Drive, un organisme sans but lucratif voué aux véhicules électriques.

Si on tient compte de l'essence et des coûts d'entretien, fait-elle valoir, un véhicule électrique revient moins cher qu'une voiture à essence.

Le président de l'Association canadienne des constructeurs de véhicules, Mark Nantais, dit que l'industrie automobile subit à l'heure actuelle des pertes de plus de 10 000 $ par véhicule pour les modèles électriques.

La technologie des véhicules électriques coûte plus cher, ajoute-t-il, mais il n'en sera pas toujours ainsi. M. Nantais croit que les coûts pourraient s'équivaloir d'ici la fin de la prochaine décennie.

La ministre ontarienne des Transports, Caroline Mulroney, a refusé la demande d'entrevue de La Presse canadienne.

Avec les informations de La Presse canadienne

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