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Cannabis : un entrepreneur du Nouveau-Brunswick se dit boudé par les banques

Aucune banque des Maritimes ne veut lui ouvrir de compte, affirme-t-il.

Un entrepreneur en cannabis est échaudé par les interactions avec les institutions bancaires.

Photo : iStock / stockstudioX

Radio-Canada

Un producteur de cannabis de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, fait part de ses difficultés pour établir son entreprise. Après avoir attendu une année pour obtenir une licence de Santé Canada, c'est au tour des institutions financières de lui mettre des bâtons dans les roues, affirme-t-il.

Avec un partenaire d’affaires, Nathan Kavanagh a investi 750 000 dollars pour créer Lakeburn Craft Cannabis.

L’entreprise a été la première au Nouveau-Brunswick a obtenir une licence pour faire la microculture du cannabis.

Après avoir rempli les exigences de Santé Canada, Nathan Kavanagh croyait finalement être prêt à passer à l'étape suivante et réellement lancer les activités de sa compagnie.

De nouvelles difficultés ont surgi : toutes les banques des Maritimes, dit-il, ont refusé d'avoir comme client son entreprise de cannabis.

Un homme assis à une table devant de grandes fenêtres.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'entrepreneur Nathan Kavanagh, de Lakeburn Craft Cannabis.

Photo : Radio-Canada

On est allé voir dans toutes les autres banques dans les Maritimes. Je veux dire… on est allé partout, et la réponse est simplement “Non, on ne fait pas ce genre de compte-là, affirme M. Kavanagh.

Nous autres, on ne demande pas de prêt. On veut simplement un compte de banque pour opérer et payer nos assurances, payer nos factures, dit-il.

Sans compte bancaire, difficile de faire fonctionner une entreprise. 

On est une compagnie enregistrée [depuis] un an. On a été jugé et approuvé par le gouvernement, poursuit l’entrepreneur. On veut se lancer en affaires, on veut commencer à payer des taxes comme toutes les autres entreprises, puis… non, on ne peut pas!

Au bord du découragement, le microproducteur de cannabis s’accroche, mais il admet avoir songé à baisser les bras et à quitter l’industrie naissante, en dépit des sommes d’argent et des efforts qu’il a déjà investis.

Radio-Canada a tenté, sans succès, d'obtenir les commentaires des institutions bancaires qui auraient boudé Lakeburn Craft Cannabis.

D’après le reportage de Francis Pilon

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