•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des manifestants chantent sous la pluie contre les coupures en éducation

Une dizaine de personnes sous la pluie chantent en lisant un papier.

Le groupe d'élèves, de parents et d'enseignants a déclaré qu'ils chantaient pour défendre une éducation publique entièrement financée par la province.

Photo : CBC / Angelina King

Radio-Canada

Des dizaines de manifestants — des parents, des enseignants, des étudiants, des éducateurs et membres du personnel de soutien — se sont réunis samedi au centre-ville de Toronto pour dénoncer les coupures dans l'éducation.

Le groupe regroupé sous la bannière des travailleurs de l'éducation unis a chanté pour défendre une éducation accessible à tous et entièrement financée par le gouvernement.

Des gens manifestent dans une rue achalandée sous la pluie avec une bannière rouge.

Un groupe d'enseignants, parents et élèves, regroupés sous la bannière des «travailleurs de l'éducation unis», ont manifesté samedi à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Camille Feireisen

Ils demandent notamment une diminution de la taille des classes, plus de ressources aux élèves et des infrastructures bien entretenues.

Je crois fermement que le gouvernement doit inverser les coupes. La plus grande taille des classes, le maintien des cours en ligne obligatoires sont ce qui m'effraie le plus, déplore David Mandeozys, un enseignant du secondaire venu avec son fils.

Le gouvernement ne veut pas entendre que les gens ne veulent pas des coupures qu'ils proposent.

David Mandeozys, enseignant et parent

Je vois aussi des classes immenses, de 35 élèves ou plus, avec un manque de ressources pour fournir les matériaux dont on a besoin, ajoute aussi l’enseignante en mathématique Jessica Bailey.

Une femme sous la pluie avec un bonnet.

Jessica Bailey explique qu’il y a un manque de ressources pour les élèves qui ont des besoins spéciaux.

Photo : Radio-Canada

Nous devons lutter et protéger notre système scolaire public, renchérit Tara Wannamaker, enseignante et et parente d’élèves.

À l’école secondaire, nous voyons beaucoup moins de choix de cours, moins d'adultes dans l’établissement, moins de personnel de soutien, rapporte-t-elle. À l'école élémentaire, nous avons perdu du personnel de soutien, nous avons donc des aides pour les besoins spécifiques à mi-temps pour toute l'école, poursuit-elle.

Il y a beaucoup d'enfants qui sont mal desservis en ce moment, nous voyons une très longue liste d'attente pour avoir des services tels que des orthophonistes, des psychologues... ça touche tout le monde

Tara Wannamaker, enseignante et et parente d’élèves
Une femme parle en entrevue sur une grande place de Toronto.

Tara Wannamaker déplore que le gouvernement ait procéder à des coupes en éducation sans consultation avec les acteurs du système.

Photo : Radio-Canada

Le rassemblement se déroule dans le contexte de négociations tendues entre les quatre principaux syndicats d'enseignants et le gouvernement pour le renouvellement de leurs conventions collectives.

La Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires (FEESO) a prévu une troisième journée de débrayage, mercredi prochain.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, accuse le syndicat de vouloir seulement augmenter leurs salaires. Nous avons fait une offre raisonnable en matière de rémunération en proposant au deuxième groupe le mieux payé d'éducateurs du pays une augmentation de 750 millions de dollars, a-t-il déclaré dans un communiqué vendredi.

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce, sort d'un bureau en se pinçant les lèvres.

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce, accuse le syndicat de ne pas négocier de bonne foi, face aux concessions du gouvernement.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Le gouvernement estime que, si toutes les demandes de la FEESO étaient acceptées par le gouvernement et octroyées à tous les syndicats d'enseignement, les coûts pourraient atteindre près de 7 milliards de dollars pour la durée du contrat.

Les deux parties doivent retourner à la table des négociations à l'invitation d'un médiateur indépendant lundi et mardi prochains.

Avec les informations de Camille Fereisen

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Toronto

Éducation