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Amnistie internationale invite à écrire pour libérer 10 jeunes à travers le monde

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Logo d'Amnistie internationale

Le reportage de Yasmine Khayat

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La campagne annuelle d’écriture de cartes de vœux d’Amnistie internationale s'est déroulée pour une 19e fois, samedi, à la Maison du développement durable à Montréal. De nombreuses personnes se sont rassemblées pour écrire leurs vœux à 10 jeunes dont les droits sont bafoués un peu partout à travers le monde, et même au Canada.

L’objectif d'aujourd'hui à Montréal était d'écrire 2500 lettres.

Parmi les jeunes visés par la campagne, il y a Jianne Turtle, 13 ans, de la Première Nation Grassy Narrows, en Ontario. Cette communauté autochtone souffre depuis une cinquantaine d’années d’un empoisonnement au mercure, qui a contaminé leur rivière.

Dans le cadre de la campagne, Amnistie tente de rejoindre les victimes de discrimination, de persécution et d’oppression de la part de certains États. L'organisme donne en exemple les cas de Yasaman Aryani, une jeune Iranienne qui a enlevé son voile en public, et de Magai Matiop Ngong du Soudan du Sud, qui a été condamné à mort pour meurtre à l’âge de 15 ans.

Vous pouvez imaginer que pour une personne qui est emprisonnée [et] qui reçoit ces lettres-là, ça fait une grande différence, explique la directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone, France-Isabelle Langlois.

Selon elle, il s'agit de permettre à ces personnes de garder espoir et de comprendre qu'on ne [les] abandonne pas.

France-Isabelle Langlois, la nouvelle directrice générale d'Amnistie internationale Canada francophone parlant devant un microphone dans un studio de radio.

France-Isabelle Langlois, directrice générale d'Amnistie internationale Canada francophone.

Photo : Radio-Canada / Dominic D. Matthews

Le constat est le même pour Jacques Goldstyn, un auteur et illustrateur qui participe au marathon d’écriture de cartes de vœux depuis 15 ans. Ces pays-là n’aiment pas avoir les feux projetés sur eux, et donc ils vont libérer des prisonniers qu’ils ne veulent pas garder, le menu fretin, affirme-t-il.

En revanche, M. Goldstyn s’inquiète du cas d'un autre prisonnier, Raif Badawi, un blogueur saoudien qui a été condamné en 2012 à 10 ans de détention et à 1000 coups de fouet pour des propos tenus sur le web et pour ses chroniques dans un journal d’Arabie saoudite.

C’est une espèce de symbole et [les autorités saoudiennes] ne veulent pas plier, estime M. Goldstein.

Raif Badawi a entamé mercredi une nouvelle grève de la faim pour protester contre sa mise en isolement et les mauvais traitements qu’il subit à la prison de Dhahban.

Entre 2000 et 2019, 127 des 164 personnes qui avaient été identifiées par Amnistie internationale ont été libérées à la suite de cette campagne.

Plusieurs jeunes de la grande région de Montréal étaient présents à la Maison du développement durable, samedi, pour participer au marathon d’écriture de cartes de vœux.

Parmi ceux-ci, Antoine Joly, un élève de l’École secondaire de l’Érablière, croit en l'importance de cette cause, s'étonnant de voir qu'en 2019, certaines personnes sont emprisonnées souvent injustement.

Laurie Desroches, qui fréquente le même établissement scolaire, pense que des activités comme le marathon d’écriture sont nécessaires pour essayer de faire une différence.

Avec les informations de Yasmine Khayat

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