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L’Ontario crée un « centre d'excellence » en santé mentale

La ministre debout en chambre.

La ministre de la Santé, Christine Elliott. (Archives)

Photo : Chaîne de l'Assemblée législative de l'Ontario

Radio-Canada

Le gouvernement de Doug Ford fait un premier pas important vers une réforme du traitement de la santé mentale en Ontario, recevant un rare soutien des partis d'opposition.

L'Assemblée législative a adopté à l'unanimité un projet de loi visant à créer un Centre d'excellence en santé mentale et en lutte contre les dépendances au sein du ministère de la Santé de l'Ontario.

Le gouvernement affirme que le centre — qui ne sera pas un établissement physique, mais plutôt un organisme provincial — supervisera sa stratégie de santé mentale et de lutte contre les dépendances, soutiendra les fournisseurs de services de santé mentale de première ligne et surveillera le fonctionnement du système.

Le centre constitue le fondement des changements que nous voulons apporter à notre système de santé mentale et de lutte contre les dépendances, a déclaré vendredi la ministre de la Santé Christine Elliott.

C'est un bon début, mais bien sûr, il reste encore beaucoup de travail à faire.

Christine Elliott, ministre de la Santé de l'Ontario

Appui unanime

La loi a été adoptée avec le soutien unanime des députés de l'opposition, ce qui s'est seulement produit pour trois autres projets de loi du gouvernement en un an et demi depuis l'arrivée au pouvoir des progressistes-conservateurs.

J’en conclus que tous les membres sont préoccupés par notre système de santé mentale et de lutte contre les dépendances et veulent nous voir faire quelque chose, a déclaré Christine Elliott.

La porte-parole du Nouveau Parti démocratique de l’Ontario en matière de santé, France Gélinas, a qualifié le projet de loi de pas dans la bonne direction.

France Gélinas parle en entrevue.

France Gélinas est porte-parole du NPD en matière de santé et députée de Nickel Belt.

Photo : Radio-Canada

C'est quelque chose qui, je crois, améliorera le traitement de la santé mentale, a-t-elle déclaré vendredi.

France Gélinas estime qu'il est important pour l'Ontario d'avoir un organisme central qui supervise les services de santé mentale et recueille des données. Je continue d'avoir des inquiétudes, mais cela valait la peine de voter pour, a-t-elle expliqué.

La création du centre a été recommandée il y a près d'une décennie par un comité spécial multipartite sur la santé mentale et la lutte contre les dépendances, mais les gouvernements libéraux successifs n'y ont pas donné suite.

Christine Elliott a déclaré que le centre pourrait commencer à fonctionner dans quelques semaines pour aider à mettre en œuvre le nouveau programme complet de santé mentale et de lutte contre les dépendances du gouvernement, qui, selon elle, sera révélé au début de l'année prochaine.

Cela fait partie de la refonte massive du système de santé par le gouvernement, y compris la fusion des réseaux locaux d'intégration des services de santé et des agences provinciales en une méga-agence appelée Santé Ontario.

Supprimer les délais d'attente

L’un des problèmes cruciaux auxquels le gouvernement veut s’attaquer est celui des longs délais d'attente pour certains services de santé mentale, en particulier pour les enfants.

Le centre est conçu pour guider les fournisseurs de soins locaux sur les meilleures pratiques en santé mentale et coordonner les ressources communautaires pour faciliter l'accès des gens aux soins, a déclaré la ministre Elliott.

Beaucoup de gens qui ont besoin de services de santé mentale se retrouvent souvent aux urgences de l'hôpital parce que c'est l'endroit par défaut. [...] Ils ne savent pas où aller.

Christine Elliott, ministre de la Santé de l'Ontario

La création du centre bénéficie d'un soutien global de la part de l’organisme Dépendances et santé mentale d'Ontario (AMHO), qui représente environ 200 organismes fournisseurs de soins, y compris des centres de désintoxication, des cliniques communautaires et des hôpitaux psychiatriques spécialisés.

Des inquiétudes

Cependant, des craintes demeurent quant à la manière dont les réformes de la santé mentale seront mises en œuvre, a déclaré la directrice générale de l'AMHO, Adrienne Spafford.

Il y a absolument des inquiétudes à ce sujet, a déclaré Mme Spafford. « En fin de compte, les gens s’accordent à dire que le système ne fonctionne pas aussi bien qu'il le pourrait pour les gens. »

La ministre Elliott aux côtés de la présidente de l'organisme.

Adrienne Spafford, à droite, est la présidente de Dépendances et santé mentale d'Ontario (AMHO), un groupe de coordination représentant près de 200 organismes et établissements qui offrent des services de santé mentale et de traitement des dépendances.

Photo : @AMHOnt/Twitter

Selon Adrienne Spafford, il est essentiel que le gouvernement investisse davantage dans des services de santé mentale efficaces, s'attaque aux inégalités dans la disponibilité des soins à travers la province et consulte les agences qui font le travail.

Il y a trop de gens sans services, a-t-elle déclaré.

Davantage de financements

Les progressistes-conservateurs ont ajouté 174 millions de dollars au budget de l'Ontario pour la santé mentale et la lutte contre les dépendances l'an dernier, dans le cadre d'un investissement de 3,8 milliards de dollars promis au cours des dix prochaines années, le financement étant réparti également entre les gouvernements provincial et fédéral.

Malgré le soutien de tous les partis au projet de loi à Queen’s Park, les députés de l'opposition ont appelé le gouvernement à dépenser davantage pour les services de santé mentale.

Nous devons nous assurer que ce centre n'est pas seulement symbolique.

Mike Schreiner, chef du Parti vert de l'Ontario

Pour que de vraies actions se produisent, ce centre doit être soutenu par un financement approprié pour la santé mentale et les dépendances, a déclaré le chef du Parti vert, Mike Schreiner, lors du débat sur le projet de loi.

Avec les informations de Mike Crawley, CBC

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Toronto

Politique provinciale