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La Sûreté du Québec chargée d'enquêter sur les plaintes de la députée de Sherbrooke

La députée de Sherbrooke, Christine Labrie

La députée de Sherbrooke, Christine Labrie

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Mis à jour le 

La députée de Sherbrooke Christine Labrie a déposé deux plaintes au Service de police de Sherbrooke (SPS) concernant le harcèlement et l'intimidation dont elle serait victime. Lundi, le dossier a été confié à la Sûreté du Québec.

La députée affirme avoir été considérée avec sérieux par le SPS lorsqu'elle s'est présentée au poste. On entend souvent des victimes dénoncer qu'elles ne sont pas toujours bien reçues lorsqu'elles déposent une plainte. J'ai été bien reçue.

Je pense que c'est important de parler de ces expériences-là pour que les victimes sachent que c'est possible et qu'elles se sentent à l'aise de porter plainte également.

Christine Labrie, députée de Sherbrooke

Par le biais des médias sociaux, elle a mentionné que cette expérience lui avait fait comprendre toutes les entraves que subissent les femmes souhaitant faire le même geste.

Elle y souligne notamment que la preuve doit être solide, qu'il faut avoir le temps de se rendre en personne pour déposer la plainte et qu'il faut s'armer de patience. Christine Labrie mentionne également qu'il était important pour [elle] d'agir en cohérence avec ce [qu'elle dit].

La députée a dénoncé, en novembre dernier, les insultes qu'elle et les autres élues reçoivent sur une base régulière. Une motion a d'ailleurs été adoptée par l'Assemblée nationale le 27 novembre dernier visant à dénoncer la cyberintimidation faite envers les femmes.

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Parce que c'est important pour moi d'agir en cohérence avec ce que je dis, j'ai fait aujourd'hui quelque chose que je n'avais jamais fait de ma vie: j'ai déposé deux plaintes à la police. C'est toute une expérience, et maintenant je comprends beaucoup mieux pourquoi c'est difficile pour les femmes de faire cette démarche. D'abord, il faut être certaine d'avoir quelque chose de solide. Les cas les plus médiatisés de harcèlement ou de menaces sont généralement très intenses, alors on se demande toujours si notre situation est assez grave pour être l'objet d'une plainte. On a fouillé dans les archives pour rassembler les éléments importants, et le policier rencontré semblait trouver qu'on n'avait pas appelé pour rien. Ensuite, il faut trouver le temps. Il fallait que je porte plainte en personne, alors je devais trouver un moment où j'étais à Sherbrooke et disponible plusieurs heures de suite. Pour une des deux plaintes, c'était finalement deux semaines après l'incident. J'espère que ça ne nuira pas au dossier, mais comme ça a pris un bon 3h dans ma journée, j'aurais difficilement pu le faire avant. Heureusement, c'est assez rare que je reçois des messages qui appellent à porter plainte, mais pour une personne qui en reçoit beaucoup, si elle porte plainte chaque fois, c'est clair que ça la paralyse dans son travail. Pas étonnant que les femmes décident le plus souvent d'ignorer ces messages... Un grand merci au policier du Service de police de Sherbrooke qui a été exemplaire. Patient, compréhensif, respectueux, il a traité les deux cas avec soin pour que rien ne soit oublié et pris plusieurs pages de notes pour les dépositions. C'est entre leurs mains maintenant, et j'ai le sentiment du devoir accompli :) #agressiondénoncée #cyberintimidation #violence #femmes #empowerment

Une publication partagée par Christine Labrie (@christinelabrieqs) le

Fin de session parlementaire

En entrevue avec Renée Dumais-Beaudoin, la députée de Sherbrooke en profite pour faire un bilan de la dernière session parlementaire à Québec. Christine Labrie revient sur le dépôt du projet pilote qui vise à mieux accompagner les personnes victimes de violence sexuelle.

C'est un pas qui va être significatif, je pense, pour les victimes parce ça répondait à un besoin clairement identifié de leur permettre de mieux comprendre toutes les démarches possibles selon leur situation et d'être accompagnés là-dedans pour faire le choix qui répond le mieux à leur besoin, mentionne-t-elle.

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