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Un couple dénonce le manque de soutien offert après la mort de son bébé

Le couple assis sur le sofa.

Karine Lacombe et Patrick Boucher dénoncent le manque de soutien qu’ils ont obtenu après que leur petite fille Riley soit mort-née à huit mois de grossesse.

Photo : Radio-Canada / Bernard Lebel

Radio-Canada

Karine Lacombe et Patrick Boucher dénoncent le manque de soutien qu’ils ont obtenu après que leur petite fille Riley soit mort-née à huit mois de grossesse.

Le couple de la communauté rurale du Haut-Madawaska s’en prend au Réseau de Santé Vitalité pour le manque de soutien qu’il a reçu après le décès de la petite Riley.

Le 23 janvier 2019 est une date qui restera marquée à jamais… un jour sombre que Karine Lacombe et Patrick Boucher ne pourront jamais oublier.

Lors d’une visite de routine chez le médecin à huit mois de grossesse, le médecin sonne l’alarme : on ne peut plus entendre le coeur du bébé.

Des examens permettent de confirmer le pire… la petite Riley n’est plus en vie.

Un lampion.

Ils décident de nommer leur petite fille Riley, en se faisant la promesse de ne jamais l’oublier.

Photo : Radio-Canada / Bernard Lebel

C’est sur qu’on a pleuré beaucoup.

Patrick Boucher

« On était sur le choc. On se posait la question, on se demandait ce qui était arrivé », raconte Patrick Boucher.

Après une césarienne d’urgence, le couple a eu l’occasion de voir son bébé et de passer quelques heures en sa compagnie.

Ils décident de nommer leur petite fille Riley, en se faisant la promesse de ne jamais l’oublier. Ils prennent quelques photos et immortalisent les empreintes de l’enfant, avant de lui dire au revoir.

Les parents tiennent un album photos.

C’est de retour à la maison, avec un silence lourd chargé de chagrin, que le couple réalise l’ampleur de tout ce qu’il vient de vivre ces derniers jours.

Photo : Radio-Canada / Bernard Lebel

C’est de retour à la maison, avec un silence lourd chargé de chagrin, que le couple réalise l’ampleur de tout ce qu’il vient de vivre ces derniers jours.

« Tu sais, à l'hôpital, oui, on avait eu un suivi, mais personne n’a refait de suivi à la suite de ça », raconte Mme Lacombe.

« On avait dit non à l'aide du psychologue, mais on n’était pas prêts à ce moment-là. Mais par la suite, rendus à la maison, c'est sûr qu'on aurait peut-être pris de l'aide, sans avoir à demander. »

Des changements à venir?

Jusqu'à maintenant, il n'existe pas de lignes directrices dans le réseau de santé Vitalité sur les soins aux parents suivant un décès périnatal précoce.

Intéressée au sujet, la doctorante Tina Emond a mené une étude à Edmundston portant sur les fausses-couches. La professeure a consulté des infirmières et des patients sur les pratiques de soins à l’urgence lorsqu’un bébé meurt à moins de 20 semaines.

« Donc d'avoir de l'information sur par exemple les manifestations physiques, émotionnelles. Les parents me disaient ‘’on ne m’a jamais dit que ça pourrait m'affecter émotionnellement’’ », rapporte Mme Emond.

Tina Emond dans son bureau.

Intéressée au sujet, la doctorante Tina Emond a mené une étude à Edmundston portant sur les fausses-couches.

Photo : Radio-Canada / Bernard Lebel

Dans son projet de recherche, la professeure a proposé des stratégies pour améliorer les soins, ainsi que de nouvelles lignes directrices, qui seront bientôt utilisées dans l'ensemble du Réseau de santé Vitalité.

Mme Emond voulait aller au coeur du problème pour trouver des pistes de solutions.

« Qu'est-ce qu'on doit faire pour l'état psychologique des gens? Qu'est-ce qu'on doit faire pour le suivi? Donc, un petit peu les étapes à suivre et aussi les principaux éléments d'enseignement à donner », explique-t-elle.

Vitalité veut aussi développer des directives à suivre, lorsqu'un bébé décède après 20 semaines de grossesse, comme dans le cas de la petite Riley.

Selon les renseignements de Bernard LeBel

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