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Le Manitoba serre la vis aux conducteurs ivres et drogués

Une file des voitures arrêtées par des policiers dans la nuit.

La punition au Manitoba sera une d'amende de 400 dollars et la saisie du véhicule pendant 3 jours, pour une première infraction. La nouvelle

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Radio-Canada

Alors que le temps des Fêtes approche, des sanctions plus sévères pour les conducteurs qui prennent le volant après avoir bu de l'alcool ou fumé du cannabis entrent en vigueur au Manitoba à compter du lundi 16 décembre.

Le Manitoba est maintenant en avance à l'échelle du pays en matière de prévention de la conduite avec facultés affaiblies, affirme Andrew Murie, le directeur de l'organisme national MADD (les Mères contre l'alcool au volant).

Avec l'entrée en vigueur de ces nouvelles sanctions lundi, le Manitoba punira les conducteurs qui prendront le volant avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,05, mais inférieur à la limite fédérale de 0,08. Au pays, seul le Québec n'a toujours pas de telles sanctions.

La punition au Manitoba sera une d'amende de 400 $ et la saisie du véhicule pendant 3 jours, pour une première infraction.

Également, un conducteur qui échouera un alcootest, c'est-à-dire qui dépassera la limite de 0,08 se verra imposer une amende minimale de 700 $.

Le policier aura également le pouvoir discrétionnaire d'imposer un antidémarreur obligatoire d'un an, plutôt que de déposer une accusation criminelle s'il n'y a pas eu d'accident.

Certaines mesures sont déjà présentes au Manitoba, soit la suspension du permis pendant 90 jours et la saisie du véhicule pendant 30 jours.

Selon Andrew Murie, ces lois sont très bonnes pour empêcher qu'un conducteur ivre ne prenne le volant.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) indique qu'à ce jour cette année, 27 personnes sont mortes au Manitoba dans des accidents où la conduite avec les facultés affaiblies était en cause.

Miser sur la prévention

Hubert Sacy, le directeur général d'Éduc'alcool, se réjouit d’une part de cette nouvelle. Selon lui, le message du gouvernement est clair : un acte grave mérite une lourde sanction. C’est un message fort, mais un message qui est insignifiant pour deux raisons, nuance-t-il.

Hubert Sacy, directeur général d’Éduc'alcool

Hubert Sacy, le directeur général d’Éduc'alcool

Photo : Radio-Canada

Le premier déterminant pour réduire la conduite avec les facultés affaiblies, c’est augmenter chez citoyens la perception qu’ils vont se faire arrêter s’ils violent la loi [...] Si vous croyez avoir plus de chances de gagner à la loterie que de vous faire arrêter, même si on vous mettait la peine de mort, ça ne va rien changer à votre comportement, fait-il valoir.

Il ajoute que le second élément qui est important, c’est de donner des moyens aux policiers. Il souligne que les changements récents d’Ottawa pour permettre l'alcootest obligatoire même en l'absence de motif de croire à l'intoxication du conducteur est une bonne mesure de ce type.

M. Sacy tient aussi à souligner que la famille et les amis ont un rôle à jouer pour enrayer de tels comportements. La conduite avec les facultés affaiblies ça doit être l’affaire de tout le monde, dit-il.

Avec les informations de Patrick Foucault

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