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Le lock-out à la raffinerie Co-op de Regina nuit aux entreprises de camionnage

Une file de camions-citernes.

Des camions-citernes attendent devant la raffinerie Co-op de Regina.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des propriétaires d’entreprises de camionnages, engagées par la raffinerie Co-op de Regina pour transporter du carburant, affirment que le lock-out nuit à leur entreprise ainsi qu'à la sécurité des camionneurs.

La présidente de la compagnie C.S. Day Transport, Heather Day, soutient que les manifestants ne laissent entrer qu’un camion toutes les deux heures, ce qui nuit considérablement au rythme de travail.

En général, nous sortons environ 50 cargaisons par jour

Heather Day, présidente, C.S. Day Transport

Selon Heather Day, les camionneurs sont inquiets qu’une pénurie de carburant touche certains de leurs clients, comme les stations-service, et que cela entraîne un effet domino touchant les agriculteurs.

Après des récoltes difficiles cette année, et avec un accès limité au carburant, ils pourraient prendre encore plus de retard dans leurs productions, souligne-t-elle.

Une femme pendant une entrevue, un camion en arrière plan.

Heather Day, propriétaire de C.S. Day Transport, affirme que les temps d'attente pour les camions ont une incidence sur les conducteurs.

Photo : Radio-Canada

Heather Day dit qu’elle n’a pas eu le temps de regarder les finances de son entreprise dernièrement, mais soutient que le lock-out a eu des répercussions sur son chiffre d’affaires. Le sort de plus petites compagnies l’inquiète.

Je crains que certains de mes concurrents soient en difficulté et aient à faire des mises à pied.

Heather Day, présidente, C.S. Day Transport

L’attente est longue, disent les camionneurs

L’attente à l’entrée de la raffinerie est telle, selon Heather Day, que certains camionneurs passent une grande partie de leur quart de travail à attendre. S’ils arrivent à passer de l’autre côté de la ligne de piquetage, ils y sont coincés. Certains ont même dû rester derrière la ligne après la fin de leur quart de travail, note-t-elle.

Noël arrive. Beaucoup de nos camionneurs sont des pères. La situation entraîne des perturbations dans leur vie et dans leur routine, fait-elle savoir.

Le propriétaire de Sali Transport, Trevor Sali, a dû attendre six heures cette semaine pour se rendre à la raffinerie. Une fois son camion chargé, il lui a fallu une autre heure et demie pour sortir.

Un homme au micro pendant une entrevue.

Trevor Sali, propriétaire de Sali Transport, dit qu'il lui a fallu six heures pour entrer dans la raffinerie.

Photo : Radio-Canada

Il affirme qu'un autre conducteur attendait depuis plus de 24 heures pour entrer sur le site.

Les camionneurs doivent donc faire des heures supplémentaires et des sacrifices personnels, note Trevor Sali.

Les préoccupations ont été entendues par le syndicat

Le président de la section locale d’Unifor, Kevin Bittman, dit avoir entendu les préoccupations des camionneurs.

Des ajustements ont été faits depuis, dit-il, comme laisser des camions passer devant la ligne de piquetage pour que les conducteurs puissent se relayer.

Bien que l’attente puisse être pénible, cela fait partie du processus, affirme Kevin Bittman.

Selon lui, les relations sont tout de même bonnes entre les deux parties.

Les camionneurs nous ont apporté du café et des beignes. Nous avons reçu un très bon soutien. Nous savons qu’ils sont pris au milieu et nous les respectons, dit Kevin Bittman.

Plus de 700 employés de la raffinerie Co-op de Regina ont été mis en lock-out le 5 décembre. Le principal point de litige entre l’employeur et le syndicat concerne le régime de retraite.

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Saskatchewan

Relations de travail