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Services essentiels : Higgs acceptera des amendements de l’Alliance des gens

Pas question de reculer sur la clause de « capacité à payer » du gouvernement, dit toutefois le premier ministre.

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Blaine Higgs devant des drapeaux.

Le premier ministre Blaine Higgs le 13 décembre 2019.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le conflit dans les foyers de soins pourrait conduire au déclenchement d’élections au Nouveau-Brunswick. Le premier ministre Blaine Higgs dit que non seulement le vote sur le projet de loi sur les services essentiels dans les foyers de soins sera un vote de confiance envers son gouvernement, mais il ajoute maintenant qu'il n'acceptera aucun amendement important à ce projet de loi.

Il dit toutefois que le gouvernement modifiera la loi sur des aspects mineurs, afin de s'assurer l'appui de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick.

La clause de « capacité à payer »

Le Parti libéral et le Parti vert ont déjà annoncé qu'ils proposeraient un amendement pour enlever les conditions que le gouvernement veut voir rattachées à l'arbitrage exécutoire.

Le gouvernement insiste pour que le projet de loi inclue l'obligation pour un arbitre de tenir compte de la notion de « capacité à payer » du gouvernement. Certains partis d’opposition à Fredericton et des travailleurs syndiqués s’opposent à cette clause.

Vendredi, le premier ministre Blaine Higgs a déclaré qu’il ne renoncerait pas à la cause de « capacité à payer ». Si un amendement s’opposant à cette clause était accepté, ce serait considéré comme un vote de non confiance, dit-il. Le Parti progressiste-conservateur, qui forme un gouvernement minoritaire, déclencherait donc une élection.

Selon Kevin Arseneau, du Parti vert, il est clair que le gouvernement Higgs fait de l'intimidation.

La seule et unique raison, c'est briser les syndicats, c'est un affront direct aux syndicats, affirme-t-il. 

Je n'échangerai pas les droits des travailleurs contre rien, fait que s'il veut déclencher une élection, il peut la déclencher, martèle le député de Kent-Nord.

Reclassification des ambulanciers

L'Alliance des gens appuiera les progressistes-conservateurs si le gouvernement accepte de reclassifierles ambulanciers néo-brunswickois, qui veulent se faire reconnaître comme personnel soignant. Pour l'instant, ils sont considérés comme des travailleurs de soutien.

Kris Austin prend la parole à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick le 28 mars 2019.

Le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin.

Photo : Radio-Canada

Le parti d’opposition dirigé par Kris Austin perd patience et a récemment menacé de retirer son appui au gouvernement minoritaire si le dossier de la reclassification des ambulanciers paramédicaux n’avançait pas.

Accusés de « semer la discorde entre les travailleurs »

Au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), on accuse l’Alliance des gens de négocier des avantages pour les ambulanciers au détriment des travailleurs des foyers de soins.

[Kris] Austin travaille main dans la main avec [Blaine] Higgs pour semer la discorde entre les travailleurs. Il cherche à opposer les travailleurs paramédicaux aux travailleurs des foyers de soins, a déclaré Brien Watson, le président du SCFP au Nouveau-Brunswick, dans un communiqué vendredi après-midi.

Les représentants syndicaux sont assis à une table avec des micros pour donner une conférence de presse.

Le 28 novembre 2019, plusieurs syndicats avaient tenu une conférence de presse conjointe pour dénoncer le projet de loi.

Photo : Radio-Canada

Ils prennent un groupe pour mettre contre un autre groupe, résume de son côté Patrick Roy, coordonnateur au SCFP.

Le débat sur le projet de loi sur les services essentiels reprendra la semaine prochaine.

D'ici là, la tenue ou non d'élections pourrait bien se jouer à l'arrière-scène, où se multiplient d'intenses discussions entre les politiciens de tous les partis.

D’après le reportage de Michel Corriveau

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