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Un couple de Québec sur la scène internationale du dodgeball

Karine Biron et Martin Dutil se sont rencontrés dans la Ligue de dodgeball de Québec.

Photo : Radio-Canada / Steve Breton

Guillaume Piedboeuf

Pour Karine Biron et Martin Dutil, le ballon-chasseur est bien plus qu’un sport de cour d’école. Les deux athlètes de la capitale nationale sont devenus les deux premiers Québécois à porter les couleurs de l’équipe canadienne de dodgeball aux Championnats mondiaux, fin novembre, au Mexique.

Variante du ballon-chasseur où deux équipes s’affrontent en tentant de s’éliminer à l'aide de six ballons de mousse, le dodgeball gagne en popularité et en sérieux à travers la planète. C’est le cas à Québec, où la Ligue de dodgeball de Québec (LDQ) en est à sa 9e année d’existence et compte sur quelque 200 joueurs actifs.

Au début, c’était juste pour le plaisir de lancer des ballons et de bouger et sauter. Ça me rappelait un peu mon enfance, raconte Martin Dutil, membre de la LDQ depuis sept ans. Tranquillement pas vite, j’ai vu une certaine compétition là-dedans. J’ai commencé à essayer de m’améliorer et participer à des tournois.

Aujourd’hui, le dodgeball est central dans la vie de l’homme de 34 ans. C’est dans la LDQ qu’il a rencontré sa conjointe, Karine Biron, qui a adopté le sport quelques années après lui. J’avais tout de suite vu son potentiel, lance-t-il sourire en coin.

Les deux ont éventuellement porté les couleurs du Québec lors de championnats nationaux. Puis, il y a quelques semaines, ils ont atteint le sommet de leur sport en participant aux Mondiaux de dodgeball, à Cancùn, dans l’uniforme des équipes masculines et féminines canadiennes.

Un entraînement intensif

C'est grâce à leurs performances sur les scènes provinciales et nationales que Martin et Karine avaient été sélectionnés parmi les 18 hommes et 18 femmes des formations nationales. Mais chaque équipe n’amenait que 13 joueurs aux Mondiaux, il fallait donc encore percer l’alignement.

À partir du moment qu’on est sélectionné, c’est un gros coup à donner. C’est un bon huit mois avec des camps d’entraînement à travers, explique Martin Dutil, un menuisier dans la vie de tous les jours.

Il faut s’entraîner un minimum de quatre soirs par semaine. On signe un contrat de 21 pages, poursuit Karine Biron, 27 ans.

Deux ballons de dodgeball

Le dodgeball se joue avec des ballons de mousse recouverts.

Photo : Radio-Canada / Steve Breton

L’expérience des Mondiaux

Les deux amoureux ont toutefois vu leur travail récompensé en apprenant qu’ils faisaient partie de la petite délégation canadienne à Cancun, du 26 novembre au 1er décembre.

C’est impressionnant, au début. Il y a un peu de nervosité de bien performer, mais on se sent vite à l’aise avec l’équipe, relate Martin Dutil, qui a finalement remporté la médaille de bronze avec l’équipe masculine.

C’est un tournoi qui est vraiment difficile avec beaucoup de matchs en cinq jours. Au niveau international, tout est plus rapide. Les ballons vont plus vite et il y a plus de stratégie.

Quant à Karine Biron, ses coéquipières et elle ont terminé leur tournoi au 4e rang. N’empêche, ce qui n’était qu’un passe-temps, il y a quelques années, l’a amené beaucoup plus loin qu’elle n'aurait pu se l'imaginer.

Cette année, ça a été parfait. On faisait notre passion à deux et on s’est rendu loin à deux. On a été aux Mondiaux et on a même pu passer un peu de temps au Mexique, ce qui a fait du bien.

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

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