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Un propriétaire américain exproprié pour faire place au traitement des eaux usées

Un tuyau se déverse dans le fleuve

Les futures installations de traitements des eaux doivent permettre de ne plus déverser les eaux usées directement dans la baie de Sept-Îles comme c'est le cas présentement.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Djavan Habel-Thurton

La Ville de Sept-Îles va exproprier une entreprise américaine d’une petite partie de son immense terrain à Moisie avec l’objectif d’y construire des étangs aérés pour le traitement des eaux usées.

Si le propriétaire ne conteste pas l'expropriation d'ici la fin de la journée vendredi, la Municipalité prendra officiellement procession du terrain de 15 hectares, l'équivalent de 21 terrains de football.

Ce terrain, en rouge sur la carte ci-bas, représente moins de 1 % de l'immense propriété de la compagnie américaine Seven Islands development corp. qui couvre une majorité du territoire au sud de la route 138 entre Mani-utenam et l'embouchure de la rivière Moisie. En tout, la propriété fait environ 2000 hectares, l’équivalent de 2800 terrains de football.

C’est un propriétaire qui a de grands, grands terrains ici à Sept-Îles, et ce propriétaire est loin de chez nous, donc j’imagine que ce n’est pas une grosse préoccupation pour lui, estime le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier.

Une carte de Sept-Îles montrant un grand terrain de 5000 acres.

En jaune, les limites de l'immense terrain de Seven Islands Development Corp. à l'est du Sept-Îles.

Photo : Seven Islands Development Corp.

C’est une petite parcelle de son immense terrain pour pouvoir mettre nos installations à niveau [pour] le traitement des eaux, explique le maire.

Plus précisément, le terrain doit être utilisé pour la construction d'étangs aérés pour le traitement des eaux usées des résidents de cette zone, incluant ceux de la communauté de Mani-utenam. Les eaux usées du secteur de Moisie sont présentement rejetées directement dans la baie de Sept-Îles.

La Ville doit procéder à la mise à niveau de son système de traitements des eaux usées dans le secteur avant le 31 décembre 2020 pour répondre aux nouvelles normes environnementales.

Un tuyau déverse de l'eau brunâtre dans le fleuve St-Laurent.

Leurs eaux usées de Moisie, de Place de La Boule, et de Maliotenam sont déversées dans le golfe du Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Des propriétaires peu collaboratifs

Selon le maire de Sept-Îles, les propriétaires n'ont pas voulu collaborer avec la Ville, malgré maintes tentatives de la Ville de négocier.

Malheureusement, ça a été trop compliqué, on n’a pas eu d'autres choix parce que les délais avançaient. Nous, un moment donné il fallait avancer, alors on a pas eu le choix d'y aller avec la procédure d'expropriation, explique M. Porlier.

Je suis à peu près certain que ça ne changera rien dans sa vie, mais bon malheureusement c'est la voix qu'il a fallu prendre et la semaine prochaine c'est quelque chose qui va être réglé, poursuit le maire.

La résolution autorisant l’expropriation du terrain avait été adoptée le 12 août dernier au conseil municipal de Sept-Îles.

Il n’a pas été possible, à ce jour, d’en arriver à une entente de gré à gré avec le propriétaire malgré les négociations entreprises par la municipalité dès 2015, peut-on lire dans le texte de la résolution, proposé par le conseiller du district de Moisie et des Plages, Dominic Elsliger-Ouellet.

La période pendant laquelle le propriétaire pouvait contester l’expropriation prend fin vendredi soir. La Ville en sera ensuite officiellement propriétaire.

Un évaluateur doit déterminer la valeur des terrains pour que la Ville puisse dédommager le propriétaire.

Jointe par Radio-Canada, la Seven Islands Developement Corp. ne nous a pas encore fait part de sa réaction face à l’expropriation.

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