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La coopérative du journal Le Droit est officiellement créée

La façade de l'immeuble abritant les bureaux du journal « Le Droit ».

Les bureaux du journal « Le Droit », à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Journée importante pour le journal Le Droit. La coopérative, qui doit sauver le quotidien, a officiellement été formée vendredi lors d’une assemblée spéciale.

C’est une journée historique, lance le nouveau président de la coopérative, Patrick Duquette.

Après près de trois mois de travail, le journal ottavien devient ainsi le quatrième des six journaux de Groupe Capitales Médias (GCM) à tenir son assemblée de fondation, après La Voix de l’Est de Granby, Le Soleil de Québec et Le Quotidien de Chicoutimi.

Ça va nous permettre de passer à la prochaine étape, qui est le virage numérique. Tout cela est conditionnel à ce que la transaction soit bouclée, la semaine prochaine, pour l’achat des journaux deGCM, explique le chroniqueur du journal.

Une photo du chroniqueur Patrick Duquette.

Le chroniqueur Patrick Duquette est le nouveau président de la coopérative des travailleurs et travailleuses du Droit.

Photo : Radio-Canada

En août dernier, le Groupe Capitales Médias, qui regroupe Le Droit, avait été placé sous la protection de la Loi sur les faillites. En novembre, Québec a choisi le projet de coopérative formée par les employés pour sauver les six journaux du Groupe Capitales Média.

C'est une tentative de lancer un nouveau modèle d’affaires sur le marché, un modèle qui est rentable à long terme. Dans les faits, au quotidien, ça ne change pas la façon de faire au niveau opérationnel, explique M. Duquette.

Un conseil d’administration a d’ailleurs été créé, vendredi, incluant des travailleurs, des employés et des cadres. Le directeur général du journal va relever de ce conseil d’administration.

Toute la question du financement devra être conclue la semaine prochaine, soit le 18 décembre. Mais le conseil d’administration reste optimiste sur cette question.

La fin du papier?

Parmi les grands changements qui pourraient toucher le journal, M. Duquette assure que le format papier ne sera pas éliminé complètement.

Par contre, il croit que le journal devra se tourner davantage vers le numérique. Graduellement, on va aller vers des éditions entièrement numériques. [...] On va prendre le temps de faire les choses et de laisser le temps aux gens de s’habituer, dit-il.

Plusieurs craintes quant au déménagement

Le journal Le Droit pourrait également changer de province, pour des raisons financières. Si elle était au Québec, la coopérative aurait accès à des crédits d’impôt du gouvernement provincial.

Des rumeurs veulent que les bureaux du Droit se retrouvent scindés en deux : une partie des activités se dérouleraient à la place Cartier, à Gatineau, tandis que la rédaction déménagerait dans des locaux du collège La Cité, à Ottawa.

Une nouvelle qui inquiète de nombreux Franco-Ontariens. C’est le cas de Richard Mayer, qui tient mordicus à ce que le journal reste à Ottawa.La faillite sera aussi vraie s’il déménage à Gatineau, ce n’est pas un argument. Si le journal est pour survivre, qu’il survive en Ontario, lance-t-il.

Le Droit a ses racines ici, il doit les garder.

Richard Mayer, lecteur

Léo Lavergne craint, de son côté, une diminution de l’actualité ontarienne. Je trouve déjà qu’on manque de nouvelles de l’Ontario et d’Ottawa. [...] De s’en aller à Gatineau, est-ce qu’on va perdre encore plus de nouvelles de la région? se demande le lecteur.

Diane Doré trouve dommage que Le Droit doive déménager au Québec . Le Droit a été créé en Ontario par les Oblats, c’est une présence importante de par le fait français. Nous avons besoin d’une voix francophone, qui est au sein de la communauté, affirme Mme Doré, une fidèle lectrice.

Solange Fortin partage les mêmes craintes : C’est critique, on est sur une pente qui glisse. C’est beau les premières années, mais pendant combien de temps ça va durer, d’avoir des journalistes en Ontario qui vont parler de l’Ontario français.

Le conseiller municipal Mathieu Fleury assure que la Ville peut faire plusieurs choses pour aider Le Droit à rester où il est.

On a regardé des espaces, on a regardé ce que la Ville peut faire pour la publicité, qui va continuer, explique-t-il.

Mais le conseiller ajoute qu’il faut rester prudent, étant donné que l’entreprise a déclaré faillite. Si la Ville augmente la valeur de la banqueroute, ça augmente la valeur de l’entreprise, ce qui fait qu’elle devra être achetée à plus gros prix.

C’est pourquoi Mathieu Fleury croit qu’il faut maintenir le statu quo, en attendant la formation officielle de la coopérative.

D'après les informations de Gilles Taillon

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