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Recrutement de personnel difficile au cœur de l'année scolaire dans l'Est-du-Québec

Des élèves lèvent la main dans une classe.

Des élèves d'une école primaire

Photo : iStock

Shanelle Guérin

À la moitié de l'année scolaire, des dizaines de postes de plusieurs domaines de l'éducation sont vacants dans les différentes commissions scolaires du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord.

La situation est plus alarmante au Bas-Saint-Laurent alors qu'une quinzaine d'offres d'emploi sont affichées sur la page Facebook de la Commission scolaire des Phares à Rimouski.

La directrice adjointe des ressources humaines de la Commission scolaire des Phares, Kathy-Maude Croft qualifie le tout comme une pénurie de main-d'œuvre tant pour ce qui touche l'enseignement que les autres emplois qui gravitent autour de l'Éducation.

Situation inhabituelle

Les commissions scolaires de l'Est-du-Québec confirment que depuis les trois dernières années, il est plus difficile de recruter du personnel pour alimenter les listes de suppléants, en raison de la rareté de main-d'œuvre.

Par ailleurs, il y a toujours des besoins importants à combler dans les écoles secondaires. Des postes d'enseignants dans différentes matières, telles que professeur d'anglais, de musique, de français, d'univers social ou encore de géographie sont à pourvoir.

À Sept-Îles, le directeur général de la Commission scolaire du Fer, Richard Poirier, évoque un manque de psychologues et d’orthophonistes.

Pénurie de main-d'œuvre selon les syndicats

Selon la présidente du syndicat de l'enseignement de Grand Portage à Rivière-du-Loup, Natacha Blanchet, il s'agit d'une situation inhabituelle au Bas-Saint-Laurent. Je pense que le phénomène de pénurie en région, ça, c'est relativement nouveau. Je pense qu'on le vit depuis l'an passé et cette année de façon plus criante.

Natacha Blanchet estime que la pénurie s'expliquerait par le manque de valorisation du métier d'enseignant.

À l'université, les programmes en enseignement sont peu valorisés et il y a peu d'inscriptions. Le métier n'est pas valorisé donc les jeunes ne vont pas choisir cette carrière-là, déplore la présidente du syndicat.

Elle mentionne que les besoins sont tellement importants que des étudiants seront appelés à remplacer le personnel dans certaines commissions scolaires. Parfois, du personnel non qualifié serait engagé pour permettre à un enseignant de s'absenter. Il s'agit d'une mesure qu'elle qualifie d'exceptionnelle, mais somme toute nécessaire, puisque les listes de suppléants sont presque vides.

Quelles solutions?

Les commissions scolaires doivent redoubler d'efforts pour tenter d'attirer et de garder les enseignants dans la région.

Différentes solutions sont abordées : on remarque que des commissions scolaires sont présentes dans les salons de l'emploi ainsi qu'une présence accrue sur les réseaux sociaux. La présidente du syndicat, Natacha Blanchet, estime qu'il s'agit d'un phénomène nouveau, et que les commissions doivent user de différentes stratégies pour recruter du personnel.

Offre patronale refusée

Enfin, la présidente du syndicat de l'enseignement de Grand Portage estime que le refus du gouvernement Legault d'augmenter davantage le salaire des enseignants contribuera à dévaloriser davantage le métier d'enseignant.

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Éducation