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Propos de Sylvie d'Amours : « C'est comme un poignard dans le dos », dit Adrienne Jérôme

Adrienne Jérôme accorde une entrevue dans une salle de conférence.

Adrienne Jérôme, cheffe de la communauté de Lac-Simon. (archives)

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Marc-André Landry

La cheffe de la communauté de Lac-Simon, Adrienne Jérôme, déplore vivement l'attitude de la ministre des Affaires autochtones, Sylvie D'Amours, dans la foulée des recommandations du rapport Viens.

La ministre déclarait mercredi qu'elle était prête à passer à l'action sans avoir à attendre une nouvelle rencontre avec les grands chefs et les chefs des communautés autochtones du Québec.

Une rencontre prévue en décembre a été annulée par l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, qui voulait plus de temps pour préparer la réponse aux 142 recommandations du Rapport Viens, déposé en septembre.

Adrienne Jérôme affirme que la ministre D'Amours a trahi sa parole envers les chefs autochtones.

C'était légitime de notre part de demander un délai jusqu'en janvier. Je suis très déçue et très choquée des déclarations de la ministre. Le 17 octobre, elle nous disait que oui, elle allait travailler avec nous dans ce dossier-là, en collaboration. Ce sont ses paroles à elle. La parole d'une ministre, ça compte pour nous. Mais quand elle se revire de bord pour nous trahir de la sorte, c'est comme un poignard dans le dos.

Milieu urbain

La ministre d'Amours a annoncé son intention de cibler d'abord des solutions pour les Autochtones en milieu urbain. Elle mise sur les Centres d'amitié autochtones comme porte d'entrée pour intégrer les services du gouvernement.

Cette annonce est également mal reçue par la cheffe du Lac-Simon, qui n'y voit rien de concret pour sa communauté. Ça ne réglera pas ce qu'on vit dans les communautés. On a tellement d'attentes par rapport au ministère, dit-elle.

Ce sont les femmes de notre communauté qui ont parlé, qui ont dénoncé des faits et des gestes. J'aimerais savoir c'est quoi le plan d'action de Mme d'Amours avec cette commission-là. C'est comme si elle nous disait : "Bien là, je ne vous parle pas à vous, je vais arranger ça avec les centres d'amitié." Moi je me sens exclue et j'y vois un manque de respect, conclut Adrienne Jérôme.

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Abitibi–Témiscamingue

Autochtones