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Les paysages montagneux de l’Alberta dans le film Togo

Vu en plongée du parc national de Banff en Alberta.

La majesté des montagnes Rocheuses a séduit le réalisateur de Togo.

Photo : iStock

Radio-Canada
Mis à jour le 

L’Alberta et ses paysages majestueux sont une nouvelle fois visibles dans une production cinématographique de la plus pure tradition hollywoodienne, le film Togo, qui traite d'une livraison périlleuse de vaccins dans une communauté reculée de l'Alaska.

Ericson Core, le réalisateur, ne peut s'empêcher de chanter les louanges du cadre dans lequel se déroule son film. Les Rocheuses sont époustouflantes et rivalisent amplement avec toutes les autres chaînes de montagnes du monde, s’enthousiasme ce passionné de plein air qui a été guide de montagne dans une autre vie.

Il ajoute également que les paysages étaient tellement magnifiques qu’il n’a pas eu recours à du travail réalisé en studio, y compris le fameux fond vert qui permet l’ajout numérique d'éléments visuels.

Les paysages de la province ne sont pas la seule chose sur laquelle Ericson Core ne tarit pas d'éloges. Pour lui, l'équipe de production qui l'accompagnait était de classe mondiale.

Une industrie en péril en Alberta

Grâce à une bourse offerte par le gouvernement provincial, la production a pu engager près de 20 Albertains pour le tournage qui s’est étalé de juin 2018 à février 2019, à Cochrane et ses alentours.

C’est un film albertain, fait ici du début à la fin.

Ericson Core, réalisateur du film

Cependant de telles opportunités risquent de ne plus se représenter de sitôt puisque le gouvernement de Jason Kenney a annoncé qu'il réduira drastiquement les fonds alloués à l’industrie cinématographique. En septembre dernier, un porte-parole du gouvernement avait annoncé qu’en arrivant au pouvoir, le Parti conservateur uni (PCU) avait découvert que 92 millions de dollars avaient été promis à l’industrie, alors que le programme était plafonné à 45 millions.

Pour la période 2020-2021, le gouvernement ne prévoit plus que 15 millions de dollars pour soutenir l’industrie. Ce chiffre devrait passer à 45 millions deux ans plus tard.

Une autre raison pouvant pousser les productions à choisir l’Alberta comme destination de tournage était la possibilité de récupérer 30 % du montant des dépenses admissibles engagées. Ce montant a été revu à 22 % dans le nouveau budget albertain.

Pour Stew DePass, qui a travaillé comme chauffeur sur le tournage, le manque d'intérêt exprimé par la province pour l'industrie est décevant. Nous devons convaincre notre gouvernement que nous sommes importants et que ce que nous faisons apporte un soutien financier à un grand nombre de personnes , s'exclame-t-il.

Une histoire sur l'héroïsme des hommes... et des chiens

Le film raconte l’histoire de Leonhard Seppala (joué par Williem Dafoe) et de son attelage de huskies, menés par le turbulent Togo. Ces derniers ont pris part à la Grande course de la Miséricorde en 1925, un parcours de 1080 kilomètres lors d'un hiver glacial en Alaska. Lors de ce trajet, 20 conducteurs de chiens de traîneau se sont relayés avec la lourde tâche d’amener des médicaments jusqu’à la ville de Nome, ravagée par une épidémie de diphtérie. Moins connus que Gunnar Kaasen et son illustre chien Balto, Leonhard Seppala et ses huskies ont néanmoins hérité de la partie la plus périlleuse du tracé en raison de leur grande expérience du terrain.

Le film sera disponible sur la plateforme de vidéos à la demande Disney + à partir du 20 décembre.

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Alberta

Cinéma