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Les enseignants du secondaire annoncent une 3e journée de grève

Des enseignants tiennent des affiches avec le message : « pas de coupes en éducation ».

Les membres de la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) ont organisé des grèves d'un jour les 4 et 11 décembre.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Radio-Canada

Des milliers d'enseignants et des employés de soutien des écoles secondaires ont l'intention de retourner au piquet de grève pour une troisième journée en autant de semaines, mercredi.

Certains de syndiqués de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires (FEESO) débrayeront mercredi, le 18 décembre, en raison de l'impasse dans les négociations avec le gouvernement Ford.

Depuis la semaine dernière, le syndicat cible certains conseils scolaires où ses membres participent à un retrait complet des services.

Depuis notre dernière journée de négociation, le mardi 3 décembre, nous n’avons constaté aucun changement dans le plan du ministre de l’Éducation d’augmenter les effectifs de classe, d’imposer l’apprentissage obligatoire en ligne à nos élèves, explique le président de la FEESO Harvey Bischof. Il dénonce aussi les compressions budgétaires des progressistes-conservateurs, qui ont forcé les conseils scolaires à éliminer du personnel et des services dans les écoles.

Harvey Bischof entouré d'enseignants en grève.

Le président de la Fédération des enseignants des écoles secondaires Harvey Bischof avec des syndiqués près de l'École secondaire catholique Monseigneur-de-Charbonnel, le 11 décembre.

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Le syndicat a l'obligation de donner un préavis de cinq jours avec le déclenchement d'une grève.

Nous espérons que le ministre est réellement disposé à négocier la semaine prochaine, à se présenter à la table de bonne foi et à revenir sur les coupes dévastatrices.

Harvey Bischof, président de la FEESO

La FEESO représente environ 60 000 travailleurs, dont certains éducateurs et personnels de soutien qui sont à l'emploi de conseils scolaires francophones dans la province.

Depuis plusieurs semaines, le rythme des négociations est très lent. La question de rémunération semble faire partie des points de discorde.

Les enseignants demandent 2 % d'augmentation salariale par année pour les trois prochaines années. Or, le gouvernement Ford a adopté un projet de loi pour plafonner l'augmentation salariale dans la fonction publique à 1 %.

La loi est jugée inconstitutionnelle par les syndicats d'enseignants, qui ont décidé jeudi de lancer une contestation judiciaire.

Le ministre de l'Éducation réclame la fin des moyens de pression

Dans un communiqué de presse publié peu après l'annonce de la grève du 18 décembre, le ministre de l'Éducation Stephen Lecce en appelle aux syndicats à mettre fin aux moyens de pression.

Nous demandons à la FEESO de mettre un terme aux moyens de pression qu'elle exerce, d'accepter notre offre de médiation privée, de rester à la table de négociation et de concentrer ses efforts sur les mesures à prendre pour améliorer l'apprentissage dans les salles de classe et non pour augmenter la rémunération de ses membres.

Stephen Lecce, ministre de l'Éducation.

Stephen Lecce affirme que la contestation menée par les enseignants contre la loi 124, loi qui plafonne la hausse des salaires des enseignants à 1%, confirme que la FEESO ne souhaite que faire augmenter le salaire de leurs membres.

Le ministre de l'Éducation affirme que l'offre de 750 millions de dollars faite à l'endroit des enseignants est raisonnable et rappelle que les enseignants de l'Ontario sont les deuxièmes au niveau de la rémunération au pays.

Le gouvernement estime que, si toutes les demandes de la FEESO étaient acceptées par le gouvernement et octroyées à tous les syndicats d'enseignement, les coûts pourraient atteindre près de 7 milliards de dollars pour la durée du contrat.

Écoles francophones touchées par la grève le 18 décembre

Conseil scolaire de district catholique MonAvenir

  • École élémentaire catholique Cardinal-Léger
  • École élémentaire catholique Mère-Élisabeth-Bruyère
  • École secondaire catholique Père-René-de-Galinée
  • École élémentaire catholique Saint-René-Goupil
  • École élémentaire catholique Saint-Noël-Chabanel (Cambridge)
  • École élémentaire catholique Jean-Béliveau
  • École élémentaire catholique Le-Petit-Prince
  • École catholique Pape-François
  • École secondaire Renaissance
  • Campus Renaissance
  • École élémentaire catholique Saint-Jean
  • École élémentaire catholique Saint-Michel
  • École élémentaire catholique Sainte-Marguerite-Bourgeoys (Markham)
  • École catholique Monseigneur-Jamot
  • École élémentaire catholique Sainte-Marie (Oakville)
  • Garderie satellite Copains copines – Sainte-Marie (Oakville)
  • École secondaire catholique Sainte-Trinité
  • École élémentaire catholique Milton Sud
  • École élémentaire catholique Saint-Nicolas

Conseil scolaire Viamonde

  • École élémentaire La Pommeraie
  • École élémentaire Marie-Curie
  • École secondaire Gabriel-Dumont
  • Académie de la Tamise
  • École élémentaire Les Rapides
  • École secondaire Franco-Jeunesse
  • École élémentaire Viola-Léger
  • École élémentaire L’Odyssée
  • École élémentaire L’Harmonie
  • École secondaire Gaétan-Gervais
  • École élémentaire Patricia-Picknell
  • École élémentaire du Chêne
  • École élémentaire Dyane-Adam
  • École élémentaire Horizon Jeunesse
  • École secondaire Norval-Morrisseau
  • École élémentaire La Fontaine
  • Académie de la Moraine
  • École élémentaire Paul-Demers
  • École secondaire Étienne-Brûlé

Dans un communiqué, le conseil scolaire du district de Peel a indiqué de son côté que ses écoles ne sont pas touchées par cette grève potentielle. Toutes les écoles secondaires de Peel seront ouvertes aux élèves le 18 décembre.

Les membres du conseil scolaire représentés par la FEESO ne participeront pas à un retrait complet du service, mais continueront, cependant, de poursuivre leur mobilisation actuelle, y compris les piquets d'information, a précisé le conseil scolaire.

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