•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’économie et le moral sont fragilisés dans la Petite-Nation

La suspension des activités de l’usine Fortress et de l’usine Lauzon à Thurso a des répercussions sur toute l’économie de la région

L'enseigne du restaurant Maxime à Thurso

Le restaurant Maxime à Thurso, situé à quelques pas de l'usine Fortress et de la scierie Lauzon est le point de rencontre des travailleurs forestiers.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Radio-Canada

Les clients du restaurant Maxime, à Thurso, ont la mine des mauvais jours. Au lendemain de l’annonce de la fermeture de la scierie Lauzon pour une durée indéterminée et de la non-reprise de l’usine Fortress, le moral est en berne.

Situé à quelques encablures de l’usine Fortress et de la scierie Lauzon à Thurso, ce restaurant accueille les travailleurs de ces deux entreprises.

Ce n'est bon pour personne, explique Yves Dumouchel, travailleur de Fortress depuis 34 ans. On est tous dans le même bateau, alors on se dit qu'il faudrait se replacer ailleurs, mais où? Là, il n'y en a plus d'industrie, lance-t-il dépité.

Des répercussions dans toute l’économie de la Petite-Nation

L’industrie de la foresterie représente une part importante de l’économie de la Petite-Nation. La fermeture des deux usines a un impact régional, souligne la présidente de la Chambre de commerce Vallée de la Petite-Nation, Mélanie Hotte.

C'est un effet de chaîne. Il y en a qui sont affectés directement et il y en a d'autres qui vont être touchés indirectement, indique-t-elle. 600 emplois directs sont affectés, mais il y a des camionneurs, les gens qui travaillent avec les camionneurs dans les cours, il y a des fournisseurs régionaux au niveau de la formation, de la sécurité, de l'entretien, parce que souvent les usines vont aller avec des sous-traitants régionaux.

Les petits commerces risquent d’être eux aussi touchés par ces fermetures. Il y a les entreprises de proximité comme les épiceries, les restaurants, les dépanneurs... Quand une usine ferme, c'est toute l'économie circulaire qui va avoir un impact, ajoute Mélanie Hotte.

C'est sûr que pour la Petite-Nation, nous autres ici ça va nous faire mal.

Yves Dumouchel, travailleur à Fortress
Des travailleurs discutent et déjeunent au restaurant Maxime, mais certaines tables sont vides.

L'achalandage est en baisse au restaurant Maxime depuis l'annonce des fermetures de l'usine Fortress et de la scierie Lauzon.

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

D’ailleurs, cet impact se fait déjà ressentir au restaurant Maxime. Après les annonces de la veille, les clients du restaurant, surtout des travailleurs de la foresterie, sont moins nombreux.

Ça affecte la business, parce qu’habituellement le restaurant est pas mal toujours plein, affirme la propriétaire, Tina Grandmaison. Avec les gens qui vont être mis à pied, le chômage, tout ça, on n'arrivera pas à un moment donné.

Une population résiliente

Même si la population semble désabusée après les dernières annonces, la présidente de la Chambre de commerce Vallée de la Petite-Nation croit que la région pourra se relever de cette épreuve.

Ça fait mal, mais dans chaque épreuve il faut être capable de voir comment on peut s'en sortir, estime Mme Hotte. Ce qui est important, c'est de travailler rapidement avec les ministères, avec la MRC (municipalité régionale de comté) et de voir comment on peut être capable justement d'aider ces gens-là concrètement et rapidement.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Industrie forestière