•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard commémorent le jour du Souvenir acadien

Les commémorations du jour du Souvenir acadien ont eu lieu au parc national de Skmaqn–Port-la-Joye–Fort-Amherst, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Gabrielle Drumond
Mis à jour le 

Une cérémonie à la mémoire des Acadiens qui ont péri lors de la Déportation en 1758 a eu lieu vendredi à l’Île-du-Prince-Édouard.

Des membres de la communauté acadienne et francophone de l’île, des élèves des écoles françaises et des personnalités politiques, dont le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard Dennis King, se sont rassemblés au lieu historique national de Skmaqn–Port-la-Joye–Fort-Amherst.

Jannette Doiron Gallant, l’une des descendantes de Madeleine Doiron, une Acadienne qui a été déportée avec sa famille, a raconté l’histoire de ses ancêtres lors de la cérémonie.

Ils nous ont dit : “Tu n’es rien! Va-t’en d’ici! On veut ta terre. On ne veut pas vous avoir ici”. On s’est fait chasser. [...] Ça fait mal, mais on est encore ici.

Jannette Doiron Gallant, descendante de Madeleine Doiron, une Acadienne déportée
Une femme fait un discours devant une audience.

Jannette Doiron Gallant, l’une des descendantes de Madeleine Doiron, une Acadienne déportée

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Jannette Doiron Gallant se dit émue de participer à l’événement et de rappeler les épreuves auxquelles ces ancêtres ont dû faire face.

Je pouvais ressentir un peu le mal qu’elle [Madeleine Doiron] a dû avoir et tout ce qu’elle a éprouvé.

Jannette Doiron Gallant, descendante de Madeleine Doiron, une Acadienne déportée

La présidente de la Société nationale de l’Acadie (SNA), Louise Imbeault, croit que les commémorations du jour du Souvenir acadien permettent d’enseigner aux nouvelles générations l’histoire des Acadiens et d’éviter que des tragédies comme celle survenue au 18e siècle à l’Île-du-Prince-Édouard ne se reproduisent.

À ce jour, les morts survenues durant la période de la Déportation représentent la plus grande tragédie humaine de l’histoire de la province insulaire.

C’est important de se rappeler, parce que ce sont des événements qui pourraient se reproduire, peut-être pas ici, mais qui pourraient se reproduire dans d’autres pays.

Louise Imbeault, présidente de la Société nationale de l’Acadie
Une femme fait un discours devant une audience.

Louise Imbeault, présidente de la Société nationale de l’Acadie

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Pour Isabelle Dasylva-Gill, directrice générale à la Société acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard, les organismes francophones et acadiens joueraient aussi un rôle important dans la préservation de l’histoire. Notre rôle est de se faire porte-parole, de s’assurer que les gens connaissent l’Histoire, les faits réels, et qu’ils s’en souviennent, affirme-t-elle.

Selon l’historien Georges Arsenault, à peu près la moitié des personnes déportées étaient des enfants de moins de 15 ans. Environ 40 % de la population de l’Île-du-Prince-Édouard est morte pendant la Déportation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Île-du-Prince-Édouard

Francophonie