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Le polystyrène, ce plastique que l'on jette, pourrait avoir une deuxième vie

Le saviez-vous? Avec du polystyrène recyclé, on peut fabriquer des barquettes alimentaires, mais aussi des bases de douches, des couvercles de spas, etc.

Du polystyrène récupéré à l'écocentre de Granby.

Des pièces de polystyrène dans des sacs

Photo : Radio-Canada

Il sert à fabriquer des contenants, emballe notre viande et protège nos appareils électroniques... Le polystyrène fait partie de notre vie quotidienne. Mais la plupart du temps, au Québec, ce type de plastique se retrouve aux ordures, puisqu'il est rarement recyclé.

La municipalité régionale de comté (MRC) de la Haute-Yamaska, en Montérégie, a mis en place un projet pilote pour éviter que cette matière termine sa vie au dépotoir.

Depuis cinq ans, les résidents de cette MRC peuvent déposer leur polystyrène aux écocentres de Granby et de Waterloo.

On sait qu'il est recyclé, alors c'est intéressant. Au lieu de mettre ça aux ordures, on l'a mis dans la voiture, avec tous les débris différents qu'on avait.

Une citation de :Myriel Valiquette, résidente du secteur

Chaque mois, la MRC récupère l'équivalent d'un camion semi-remorque de polystyrène, qui sert entre autres à fabriquer les barquettes alimentaires.

Malgré que c'est un plastique qui se recycle, il n'est pas accepté dans la collecte des matières recyclables, le bac bleu. Donc, on voulait offrir au citoyen une alternative pour pouvoir recycler ce plastique-là, explique la directrice du service des matières résiduelles, Valérie Leblanc.

Le polystyrène, aussi appelé « plastique numéro 6 », est persona non grata dans les bacs de récupération de nombreuses villes du Québec. C'est que la majorité des centres de tri ne veulent pas recevoir cette matière, qui coûte cher à transformer et dont le marché de revente est limité.

Son taux de recyclage dépasse donc à peine les 20 %; le reste prend le chemin des poubelles.

Du polystyrène récupéré à l'écocentre de Granby.

Des pièces de polystyrène.

Photo : Radio-Canada

Donner une nouvelle vie au polystyrène

Dans les écocentres de la Haute-Yamaska, les citoyens doivent effectuer un pré-tri du polystyrène qu'ils veulent recycler.

On leur demande de séparer les barquettes alimentaires des blocs blancs d'emballages souvent utilisés pour protéger les appareils électroniques, puisque la matière est acheminée à deux entreprises différentes.

Les barquettes alimentaires sont envoyées à Groupe Gagnon, à Prévost, dans les Laurentides. Elles entrent dans la composition d'un béton léger qui sert à fabriquer du mobilier urbain, comme des bancs de parc.

Les blocs d'emballages sont envoyés à Polyform, une entreprise qui se spécialise dans la transformation des plastiques cellulaires expansés.

Sur place, le polystyrène est compacté, puis déchiqueté et transformé en petites billes qui serviront à fabriquer de nouveaux produits.

Avec le polystyrène recyclé, l'entreprise fabrique notamment des bases de douches, des couvercles de spas et divers produits de construction, comme les attaches de coffrages isolants.

On n'a aucun produit qui va dans les sites d'enfouissement; on recycle totalement tous nos produits, premièrement nos rejets, mais on va aussi récupérer chez nos clients ou dans l'industrie des produits de polystyrène expansé.

Une citation de :Danielle Béliveau, présidente et cheffe de la direction

Polyform recycle le polystyrène depuis 15 ans et fait figure de pionnière à ce chapitre au Québec.

L'entreprise transforme près de 7 millions de kilos de polystyrène chaque année, une activité qui comporte son lot de défis.

Selon Danielle Béliveau, de nombreux clients croient à tort que les produits recyclés sont de moins bonne qualité.

Souvent, ils vont vouloir payer moins cher pour des produits recyclés. Donc, la notion de rentabilité entre en jeu, parce qu'ils vont s'attendre à payer moins cher, souligne Mme Béliveau. Mais il y a quand même les coûts de transformation qu'il faut considérer.

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