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L'industrie de l'aluminium appuie le nouvel accord de libre-échange

Des rouleaux d'aluminium.

L'Association de l'aluminium du Canada donne son appui à l'entente de libre-échange avec le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Photo : La Presse canadienne / Peter Power

Radio-Canada

Après avoir exprimé en début de semaine sa grande déception envers l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, l’Association de l’aluminium du Canada vante maintenant le travail de négociation du gouvernement Trudeau et invite les parlementaires à ratifier l’accord.

Le président de l’Association, Jean Simard, croit que le nouvel accord de libre-échange va contribuer à assurer un avenir durable à l’industrie de l’aluminium. Il se défend d’avoir fait volte-face après avoir dénoncé le fait que le Mexique pouvait continuer à importer de l’aluminium de l’étranger.

On n’a pas dit qu’on était contre, on a dit qu’on était déçu de ne pas avoir réussi à obtenir ce qu’on avait tenté d’aller chercher par les représentations canadiennes et même américaines parce que les deux gouvernements ont tenté de façon conjointe et solidaire d’obtenir ce genre de compromis, de définition de la part du Mexique, précise-t-il.

Jean Simard applaudit le fait que le nouvel accord de libre-échange mette fin à une grande période d’incertitude dans les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis.

Le président de l’Association canadienne de l’aluminium insiste toutefois sur la nécessité d’amener le Mexique à mettre en place des mesures de contrôle de ses frontières pour limiter l’arrivée de produits non conformes aux règles du nouvel accord commercial.

Le Syndicat des employés de l’aluminium d’Arvida peu rassuré

Le président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida, Alain Gagnon, n’est pas aussi rassuré que les représentants de l’industrie face au nouvel accord de libre-échange.

Alain Gagnon ne souhaite pas que l’accord soit signé sans obtenir de nouvelles garanties pour protéger l’industrie de l’aluminium de la concurrence déloyale des pays étrangers.

On se garde des réserves, on n’est pas d’accord encore, affirme-t-il. C’est clair et net qu’on ne veut pas que ce soit signé comme ça au détriment de nous autres. On a eu la gestion de l’offre, on a eu les fromages, là ça va être l’aluminium. Ça ne finit plus. Les régions sont laissées pour compte. M. Trudeau nous avait garanti avec Mme Freeland qu’il nous protégerait et qu’il le ferait bec et ongles. Nous on s’attend à ça aussi. On veut une sortie franche pour dire que oui, on est rassuré.

Par ailleurs, Alain Gagnon est satisfait que les élus de la région travaillent ensemble dans ce dossier, malgré leur différent politique.

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