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La police de Vancouver condamnée pour discrimination envers une femme autochtone

Un ruban jaune de la police de Vancouver.

Selon le jugement, les policiers auraient eu un comportement discriminatoire qui reposait sur un « préjugé inconscient » envers la femme autochtone.

Photo : Radio-Canada / Rafferty Baker

Radio-Canada

Le Service de police de Vancouver est condamné à verser 20 000 $ en dommages et intérêts à une femme autochtone pour avoir fait preuve de discrimination à son égard.

Le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique ordonne également au service de police d’offrir une meilleure formation aux policiers qui travaillent avec les Autochtones, afin de s'assurer qu'ils sont en mesure de le faire sans discrimination.

Inquiète pour son fils

Deborah Campbell promenait ses deux chiens près de chez elle dans la nuit du 15 juillet 2016 lorsqu'elle a vu son fils de 19 ans et une amie se faire arrêter. Ils étaient accusés d'être impliqués dans une agression survenue au cours de la nuit. Faute de preuve, ils ont été relâchés quelques heures plus tard.

Mme Campbell, effrayée et inquiète pour le bien-être de son fils, est restée sur les lieux pour comprendre ce qui se passait.

Le tribunal juge qu’elle a été traitée comme une nuisance et avec méfiance. On lui a dit de rentrer chez elle et usé de la force pour l'éloigner de la scène, la menaçant de procéder à son arrestation pour obstruction.

Deux voitures de police dans la nuit.

Le tribunal a statué que la police avait fait preuve de discrimination à l'encontre de Deborah Campbell.

Photo : Gian-Paolo Mendoza/CBC

Le jugement note que la réaction de Deborah Campbell puise ses origines dans un contexte social distinct où il est largement admis que les peuples autochtones sont surreprésentés dans le système carcéral canadien et mal protégés par les autorités.

L'État canadien a, par le passé et de façon persistante, entravé la capacité des parents autochtones à assurer la sécurité de leurs enfants. Les parents autochtones ont de bonnes raisons d'avoir peur lorsqu'ils perçoivent leurs enfants comme étant à risque de subir un préjudice de la part de l'État, lit-on dans le document.

Des préjugés « inconscients »

Le Service de police de Vancouver défend le comportement de ses agents, affirmant qu'il était approprié. Il estime que Mme Campbell interférait avec leur capacité à sécuriser les lieux et à procéder à une arrestation.

Le tribunal, lui, juge que le traitement des policiers à l'égard de Deborah Campbell semblait reposer sur des préjugés inconscients. Ils ont interprété sa conduite à travers avec suspicion et en se basant sur des stéréotypes plutôt que de voir une mère ayant des préoccupations légitimes à propos de son fils, indique le jugement.

Les cinq agents de police impliqués dans l'affaire ont avoué n'avoir reçu que très peu de formation officielle sur les peuples autochtones.

Avec les informations de Chantelle Bellrichard

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