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Le torchon brûle entre Cap-Chat et ses pompiers

Les pompiers de Cap-Chat sont à l'étroit dans leurs casernes.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Deschenes

Jean-François Deschênes

Deux des pompiers de la municipalité ont été congédiés et une autre pompière a démissionné par solidarité à la suite d'une réunion houleuse qui est survenue à la municipalité au début du mois.

Deux pompiers à temps partiel de la brigade de Cap-Chat ont reçu la visite d'un huissier pour leur annoncer qu'ils étaient mis à la porte.

Ce congédiement est le résultat d’une réunion houleuse qui a eu lieu au début du mois.

Selon ces deux pompiers, les discussions au sujet de la procédure de la rencontre auraient dégénéré. Le mauvais état des casernes et des équipements auraient été au cœur de l'altercation, d'après leurs dires.

Les deux hommes s'expliquent.

À Gauche, l'ex-lieutenant Jean-Denis Blanchette cumulait 29 ans d'expérience. À droite, Richard Pelletier était pompier à temps partiel depuis 22 ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

L'ex-lieutenant Jean-Denis Blanchette admet que le ton est monté durant cette soirée. Il considère tout de même la sanction disproportionnée. À cause que c’est marqué là-dessus, sur la lettre du 3 décembre, que j’étais quasiment instigateur de ces affaires-là. Mais l’instigateur en quoi?

C’est comme si j’avais eu une claque dans la face. Un monsieur qui arrive chez vous en te demandant ton pagette, ta clé... Pour quelle raison?

Jean-Denis Blanchette, ex-lieutenant, Service des incendies de Cap-Chat

Richard Pelletier quant à lui, est dévasté par cette décision alors qu'il voulait le bien de la communauté.

Se faire punir pour une affaire dont j’ai voulu me débattre. J’ai voulu intégrer de l’équipement à la Ville de Cap-Chat qu’on avait besoin qu’on eût grand, grand besoin. [...] Ça m’a fait mal au cœur!

Richard Pelletier, ex-pompier, Service des incendies de Cap-Chat

Aussi, Jean-Denis Pelletier a déposé une mise en demeure à la Ville. Il demande sa réintégration sinon, il déposera une plainte.

Photo de groupe.

Les pompiers de Cap-Chat sont solidaire de leurs confrères congédiés. (De gauche à droite : Jean-Denis Blanchette, Jean-François Camron, Richard Pelletier, Olivier Chrétien, Dominic Sergerie, Dany Simard et Josée Comeau)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

De nombreux pompiers de la brigade sont du même avis et demandent la réintégration de leurs collègues.

Parmi eux, le lieutenant Jean-François Cameron juge ces congédiements exagérés. C’est une situation extrêmement déplorable qui aurait pu facilement être réglée autrement. Ce qui s’est passé ne justifie nullement d’avoir des mises à pied comme ça.

Josée Comeau, aussi pompière et conjointe d’un des pompiers punis, a démissionné en signe de protestation.

Le pompier Olivier Chrétien aurait voulu faire pareil, mais il craint pour la sécurité de la population. Manque de classe, manque de respect. Ce sont des pompiers qui ont travaillé durant des années pour la population. Au moins, les rencontrer en main propre pour expliquer la situation ensuite s’asseoir et parler.

Les pompiers ont reçu une copie de la résolution du conseil de Ville par huissier.

Les deux pompiers disent n'avoir jamais pu s'expliquer au conseil de Ville.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La Municipalité

Pour la mairesse de Cap-Chat, Marie Gratton, le comportement des deux hommes durant la réunion était tout simplement inacceptable. Elle ne veut pas commenter davantage un dossier de ressources humaines.

Il y a des actions qui ont été entreprises par des gens qui sont du service incendie et ces actions-là sont incompatible avec le poste qu'ils occupent.

Marie Gratton, mairesse de Cap-Chat

Sur le procès-verbal du conseil municipal on peut lire que M. Blanchette a fait preuve d'insubordination et qu'il a entraîné certains de ses collègues officiers et pompiers à se mutiner envers ses supérieurs et son employeur. Des mots que le principal intéressé dément.

M. Pelletier abonde dans le même sens en ce qui concerne ses reproches formulés dans la résolution du conseil municipal, soit par exemple, qu'il a utilisé un ton agressif et un comportement intimidant. durant l'événement du 3 décembre.

Les casernes de Cap-Chat.

Les casernes de Cap-Chat

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Mauvais état de l’équipement?

Les pompiers affirment demander depuis longtemps l’amélioration de leurs équipements qui laissent à désirer selon eux.

Ils prétendent que tous ces problèmes occasionnent des délais durant leurs interventions.

Jean-Denis Blanchette soutient qu'il manque d’espace à l'intérieur comme en dehors. Ils sont obligés de sortir un camion pour s'habiller. Il y a un monsieur [qui s'est frappé contre un miroir] dans le derrière de la tête, un autre qui s’est fait piler sur les pieds. On est obligé de sortir les véhicules pour pouvoir s’habiller. Tout ça, c’est des manques.

Richard Pelletier ajoute que les problèmes coûtent cher à la Municipalité On essaie d’avoir de l’équipement pour protéger les véhicules pour que la Ville de Cap-Chat arrête de payer des véhicules à tout bout de champ parce que si on a des casernes adéquates pour être capable de mettre à l’abri nos camions, bien c’est les citoyens qui vont bénéficier de ça.

Les toilettes de la caserne laissent à désirer.

Il est difficile de se nettoyer dans cette toilette après une intervention disent les pompiers.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

À ces revendications, la mairesse demande aux pompiers d'être patient.

Les dossiers du service incendie de la municipalité progressent.

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