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La pénurie de pharmaciens en milieu hospitalier s'aggrave en Outaouais

Médicaments sur l'étalage d'un pharmacien.

La presque totalité des pharmaciens en milieu hospitalier font des heures supplémentaires pour répondre à la demande (archives).

Photo : Getty Images / Darwin Brandis

Radio-Canada

De plus en plus de postes de pharmaciens dans les établissements de santé restent vacants en Outaouais, selon l'enquête annuelle de l'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) publiée jeudi.

Au 1er avril dernier, 31 % de ces postes dans la région n’étaient pas pourvus, comparativement à 25 % au même moment en 2018.

Ces pharmaciens travaillent dans les hôpitaux, en urgence, pour les soins intensifs, en oncologie, en infectiologie ainsi que dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

Les besoins en soins pharmaceutiques des patients sont considérables.

Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec, communiqué

L’augmentation des inscriptions au premier cycle en pharmacie dans la décennie 2000 a permis de répondre en bonne partie aux besoins des pharmacies de quartier, explique l’APES dans son communiqué, mais encore trop peu de jeunes poursuivent leurs études à la maîtrise en pharmacothérapie avancée pour devenir pharmaciens en milieu hospitalier.

Dans l'ensemble du Québec, la situation est meilleure qu'en Outaouais, même si elle demeure difficile. Selon la compilation de l’APES, 19,1 % des postes de pharmaciens en milieu hospitalier étaient vacants dans la province au 1er avril dernier. Ce résultat est semblable à l'année précédente (19 %).

Des solutions proposées

Pour répondre aux besoins, la presque totalité des pharmaciens des établissements de santé du Québec font des heures supplémentaires. Les établissements font également appel à des « pharmaciens dépanneurs ».

Par ailleurs, l’APES demande qu’il y ait davantage de pharmaciens diplômés par année. L’organisme vise plus d’une centaine, alors que moins de 75 résidents vont obtenir leur diplôme cette année.

L’APES critique également la pratique limitant chaque établissement de santé à n’embaucher qu’un seul résident dès le début de la maîtrise en pharmacothérapie avancée. En échange, le diplômé s’engage à travailler au minimum trois ans dans le même établissement.

Les 16 mois de salaire du programme sont couverts à parts égales par l’établissement de santé et le programme de bourse du ministère de la Santé et des Services sociaux. L’APES s’explique mal que le ministère restreigne l’accès à ce programme à un candidat par établissement visé.

Ce programme a fait ses preuves, soutient par voie de communiqué le président de l’APES, François Paradis. Vu l’ampleur des besoins et les difficultés à recruter de ces établissements, pourquoi ne pas ouvrir la porte à plus de candidats?

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