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Quel successeur pour Andrew Scheer?

Tour d’horizon des candidats qui pourraient briguer la prochaine course à la chefferie conservatrice.

Il salue la foule de la main droite lors de la campagne électorale d'octobre.

Andrew Scheer

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

L'annonce de la démission d'Andrew Scheer comme chef du Parti conservateur, jeudi, ouvre la porte aux spéculations quant à l'identité de son successeur. Certains candidats se démarquent déjà par leur expérience, leur ambition, ou encore leur influence.

Sous pression pour démissionner depuis la défaite électorale des conservateurs face aux libéraux de Justin Trudeau, à la fin d'octobre, Andrew Scheer a finalement jeté l'éponge jeudi. Il demeurera cependant chef intérimaire en attendant l'élection de son successeur, et prévoit continuer de siéger comme député.

Dans les officines conservatrices, plusieurs noms circulent depuis le soir des élections d'octobre. Si aucun candidat n'a encore officiellement sauté dans l'arène, certaines personnalités politiques connues pourraient être candidates à la chefferie, que ce soit pour la première ou la deuxième fois.


Peter MacKay en 2016.

L'ex-ministre Peter MacKay fait partie des possibles candidats à la chefferie conservatrice.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Peter MacKay

Considéré comme un conservateur progressiste (red tory) sur certains enjeux sociaux, soit un conservateur aux valeurs un peu plus centristes, Peter MacKay a été ministre des Affaires étrangères sous Stephen Harper, après avoir lui-même été chef des progressistes-conservateurs, avant la fusion avec l'Alliance canadienne.

Joint par CBC, M. MacKay a dit avoir reçu bien des appels pour l'inciter à se lancer, mais qu'il désirait en parler avec sa famille avant de prendre une décision.

À la fin d'octobre, l'ex-ministre avait qualifié la défaite conservatrice d'incapacité à compter en échappée dans le filet désert des libéraux de Justin Trudeau. Il avait formulé cette critique lors d'une table ronde à Washington.


Le panel du 12 décembre 2019

Rona Ambrose

Elle aussi a été ministre sous Stephen Harper (Environnement, Santé, Travail et Affaires intergouvernementales). Elle a de plus assuré l'intérim à la tête du parti quand M. Harper est parti. Mme Ambrose est aussi reconnue pour avoir su donner la réplique au premier ministre Justin Trudeau en Chambre.

Après avoir quitté la politique en 2017, elle a entre autres servi au sein du groupe d'experts sur l'ALENA de M. Trudeau, en plus de travailler pour diverses organisations de défense des droits des femmes et des filles.

L'ancien premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, a déjà indiqué qu'il appuierait la candidature de Rona Ambrose si elle décidait de tenter sa chance, en annonçant qu'il renonçait lui-même à se lancer dans la course.

Le premier ministre albertain Jason Kenney souhaite aussi que son ex-collègue du cabinet Harper se jette dans la mêlée. Elle serait une excellente leader et elle peut certainement s’attendre à un appel de ma part pour lui demander de penser à se présenter, a-t-il dit.


Erin O’Toole prononce un discours devant ses partisans.

Erin O'Toole a été élu pour la troisième fois en octobre dernier.

Photo : Radio-Canada

Erin O'Toole

CBC News a appris vendredi que le député conservateur Erin O'Toole compte se porter candidat pour succéder à Andrew Scheer.

M. O'Toole a participé à une fête de Noël privée jeudi à Toronto et il a déclaré à bon nombre de personnes présentes qu’il envisage de se joindre à la course à la chefferie. Bon nombre de ministres du gouvernement ontarien étaient à l’événement.

Élu pour la première fois aux Communes lors d'une partielle en 2012, Erin O'Toole a terminé troisième de la précédente course à la direction du Parti conservateur en 2017.

Bien connu sur la colline du Parlement, entre autres en raison de son poste de porte-parole en matière d'affaires étrangères, il a aussi vilipendé le gouvernement libéral pour sa gestion des relations avec la Chine.

Ancien militaire, il a été ministre des Anciens combattants sous Stephen Harper.


Il est en mêlée de presse au parlement.

Gérard Deltell n'a pas voulu dire si la chefferie conservatrice l'intéressait ou non.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Gérard Deltell

Ancien député adéquiste au Québec, Gérard Deltell a fait le saut en politique fédérale en 2015. Il est considéré comme une étoile montante au sein du Parti conservateur.

Porte-parole en matière d'affaires intergouvernementales, M. Deltell n'avait pas voulu dire, jeudi, s'il envisageait de se lancer. C'est la journée d'Andrew Scheer, s'était-il contenté de dire, en entrevue à En direct avec Patrice Roy.

Vendredi, Gérard Deltell a confirmé que « le téléphone sonne » pour le convaincre de se porter candidat à la direction du parti.

Il ne s'y oppose pas, mais ajoute qu'il a déjà joué dans ce film comme chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), et qu'être chef « n'est vraiment pas évident ».


Mark Mulroney

Fils de l'ex-premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney, Mark Mulroney est vice-président du secteur corporatif et des services bancaires d'investissement de la Banque Scotia.

Bien qu'il n'ait aucune expérience politique, plusieurs conservateurs ont malgré tout fait pression pour qu'il se lance dans la course.

Quant à sa sœur Caroline, ministre au sein du gouvernement ontarien de Doug Ford, elle aussi pressentie, elle a rapidement écarté cette possibilité jeudi.

Pour ce qui est de l'actuel premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, il dit qu'il ne s'intéresse pas à la chefferie du Parti conservateur du Canada. Une porte-parole du premier ministre affirme que Doug Ford se concentre présentement sur l'Ontario.


Il est sur une estrade.

Rod Phillips est actuellement ministre des Finances de l'Ontario.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Rod Phillips

Le ministre des Finances de l'Ontario, Rod Phillips, était auparavant un avocat et un homme d'affaires.

Selon le Toronto Star, il songerait à sauter dans la mêlée, alors que le Globe and Mail rapporte plutôt que son bureau soutient qu'une course est hors de question.


Elle s'enthousiasme et lève les bras derrière un podium.

Christy Clark a précédemment été première ministre libérale de la Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Christy Clark

Ex-première ministre libérale de la Colombie-Britannique, Christy Clark loge au centre droit sur l'échiquier politique.

Pendant ses six années à la tête du gouvernement britanno-colombien (2011-2017), elle a diversifié l'économie de la province, développé les marchés et réduit la dette.


Bernard Lord

Bernard Lord, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Bernard Lord

Premier ministre du Nouveau-Brunswick de 1999 à 2006, Bernard Lord a par la suite été président de l'Association canadienne des télécommunications sans fil.

Il est aujourd'hui à la tête de Medavie.


Elle parle à la Chambre des communes.

Michelle Rempel, députée conservatrice de Calgary Nose Hill, fait partie des candidates pressenties à la course à la chefferie.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Michelle Rempel

Députée de l'Alberta, Michelle Rempel a été ministre de la diversification de l'Ouest sous Stephen Harper.

Elle est aujourd'hui la porte-parole des conservateurs en matière d'industrie et de développement économique.

Elle a précédemment travaillé comme porte-parole en matière d'immigration.


Il répond à des questions.

Pierre Poilievre pourrait lui aussi sauter dans l'arène pour tenter de succéder à Andrew Scheer.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Pierre Poilievre

Cumulant six mandats consécutifs à Ottawa comme député, Pierre Poilievre a lui aussi été ministre au sein du gouvernement Harper.

Il est aujourd'hui porte-parole du parti en matière de finances.

Ce Franco-Albertain est né à Calgary.


Le député conservateur Michael Chong.

Le député conservateur Michael Chong

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Michael Chong

Député conservateur de la circonscription Wellington—Halton Hills, en Ontario, Michael Chong a confirmé vendredi matin qu'il réfléchissait à poser sa candidature.

Il a déjà été ministre des Affaires intergouvernementales et ministre des Sports dans le gouvernement de Stephen Harper.

Il a des idées progressistes sur les questions sociales comme l'avortement et il réclame des actions robustes sur le plan de l'environnement.

M. Chong est bilingue.


La députée Marilyn Gladu intervient à la Chambre des communes.

La députée conservatrice Marilyn Gladu

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Marilyn Gladu

Députée conservatrice de la circonscription Sarnia—Lambton, en Ontario, Marilyn Gladu a affirmé vendredi qu’elle réfléchissait à l’idée de participer à la course à la chefferie.

À la suite du scrutin d’octobre, elle a dit que les compressions imposées par le gouvernement du premier ministre Doug Ford ont nui aux chances des conservateurs fédéraux en Ontario.

Mme Gladu a été réélue avec près de 50 % des voix en dépit d’une lutte serrée avec le néo-démocrate Adam Kilner.

Tout comme Michael Chong, elle a des idées progressistes sur les questions sociales, et elle aussi prône des interventions plus musclées en matière d’environnement.

Elle a déjà été présidente du comité de la Chambre des communes sur la condition féminine et vice-présidente du Comité sur la santé.

Mme Gladu parle un assez bon français sur lequel elle continue de travailler.


Quelles devraient être les qualités du futur chef?

Bilinguisme solide, capacité à rassembler les gens des régions urbaines aussi bien que les habitants des régions rurales, mais aussi engagement à ce que le Parti conservateur mette de côté son « conservatisme social » : le nouveau chef devra respecter des critères serrés s'il veut espérer l'emporter aux élections subséquentes, croient plusieurs élus et militants conservateurs.

C'est d'ailleurs le cas du lieutenant conservateur au Québec, Alain Rayes, qui a reconnu qu'Andrew Scheer n'avait pas réussi à connecter au Québec, en Ontario et dans les Maritimes, et que la campagne y avait été très difficile.

Pour lui, il ne fait aucun doute que le fait de très bien maîtriser la langue de Molière est essentiel pour espérer l'emporter contre Justin Trudeau.

De son côté, Gérard Deltell juge qu'il est impératif que le prochain chef s'engage à ce qu'un gouvernement conservateur ne rouvre jamais les dossiers du mariage entre conjoints de même sexe et du droit des femmes à l'avortement.

Avec les informations de CBC News, et La Presse canadienne

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