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Inclusion scolaire : des parents lancent un cri du cœur à Neguac

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un panneau indiquant la présence d'autobus scolaires.

Des parents sont inquiets à Neguac.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Radio-Canada

Des parents au Nouveau-Brunswick s’inquiètent des conditions au Centre scolaire communautaire La Fontaine, à Neguac. Des querelles éclatent quotidiennement à l’école, racontent-ils, et des cours y seraient régulièrement reportés ou annulés.

Ces dernières années, il y aurait, à cette école, un nombre important d’élèves ayant des besoins particuliers.

Les huit parents d’élèves rencontrés cette semaine se disent très inquiets et soutiennent que la situation dure depuis trop longtemps.

L'école, le district, savent que ces choses se produisent depuis six ans, affirme un père, Jean-François Breau. Il est déplorable, à son avis, que l’on doive se tourner vers les médias pour faire bouger les choses.

La question délicate soulevée par ce groupe de parents vient tester les limites de la politique d’inclusion scolaire appliquée par la province. Au Nouveau-Brunswick, on intègre les jeunes ayant des besoins particuliers dans les classes avec les autres élèves.

Ces parents estiment qu’il s’agit d’une intention louable, mais qui n’est pas sans causer d’importants enjeux à Neguac.

Une des mères rencontrées relate, par exemple, avoir constaté que son jeune est de moins en moins motivé à aller en classe.

Mon enfant, il aimait l'école. Là, il déteste aller à l'école, dit Diane Robichaud. Il n’a plus l’intérêt.

Groupe de parents dans le stationnement d'une école.

Ces parents d'élèves sont inquiets.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Ces parents tiennent à préciser que l’accès à l’éducation pour tous les jeunes, peu importe leurs antécédents ou leurs différences, leur tient à cœur.

Le système scolaire doit aider ces enfants-là, on ne peut pas les mettre à la rue, non plus. Il faut qu'ils aillent à l'école, il faut qu'ils apprennent, dit Philippe Leclair, un parent d’élève.

Nos jeunes, ils ne sont pas en sécurité à l'école maintenant. Quand tu reçois quasiment une chaise par la tête [...] ce n’est pas acceptable.

Philippe Leclair, parent

Les parents avancent que la charge de travail que représente l’intégration de ces élèves ayant des besoins particuliers vient compromettre la qualité de vie et la sécurité des jeunes qui fréquentent l’école.

Une autre mère, Angie Robichaud, compatit avec les professeurs et se demande comment ils peuvent prodiguer l’enseignement nécessaire en faisant de la discipline comme ça, non-stop.

Chaque jeune mérite une éducation dans un environnement sain et sécuritaire, soutient Mme Robichaud, , qui a organisé cette rencontre avec les autres parents.

Les premiers touchés par le manque de ressources sont justement les jeunes qui pourraient directement en profiter, croit le groupe.

Marc Pelletier.

Marc Pelletier, directeur général du District scolaire francophone Nord-Est.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Au District scolaire francophone Nord-Est, on reconnaît l’ampleur de la tâche. Il n’est pas évident, dit-on, de rassurer tous ces parents.

Il y a quand même une explosion au niveau de la santé mentale qu'on observe dans nos écoles, et évidemment ça nous donne des défis de tailles, observe Marc Pelletier, le directeur général de ce district scolaire.

Il note qu'il y a de plus en plus de jeunes avec des besoins, et que les professionnels sont peut-être trop peu nombreux. 

Est-ce que tous les élèves ont leur place à l'école? Je crois que oui, dit M. Pelletier. Je crois que dans certaines situations, on a peut-être besoin de placer nos propres limites. C'est-à-dire d'intervenir autrement et d'offrir des choses différemment.

D’après le reportage d’Alix Villeneuve

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