•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le français de Manitoba 150 dans les réseaux sociaux laisse à désirer

Plan serré d'une affiche de Manitoba 150.

La Société de la francophonie manitobaine est consciente de l'engagement du comité organisateur, Manitoba 150, à vouloir communiquer en français, mais estime qu'il y a encore du chemin à faire avant que la qualité de la langue soit respectée.

Photo : Radio-Canada / Chloé Dioré de Périgny

Chloé Dioré de Périgny

Alors que les célébrations du 150e anniversaire du Manitoba commencent samedi à Winnipeg, la pauvre qualité du français dans des messages publiés sur les réseaux sociaux par le comité organisateur, Manitoba 150, fait réagir.

Lorsque le comité a commencé à être actif sur les réseaux sociaux, en mars dernier, tous les messages qu'il publiait étaient écrits dans les deux langues. Depuis quelques mois, l’anglais prédomine, et certaines publications ont été mal traduites.


Ce n’était pas fort, il faut être très honnête, réagit Daniel Boucher, le directeur général de la Société de la francophonie manitobaine (SFM). [...] C’est tout à fait inacceptable d’avoir des messages comme ça, non vérifiés, sur les réseaux sociaux.

L’organisme Manitoba 150 compte sept bénévoles. Parmi eux, deux sont bilingues. Monique LaCoste, la coprésidente du comité Manitoba 150, reconnaît que la personne chargée des communications dans l’organisme ne l’est pas.

Cette dernière travaille toutefois avec des traducteurs agréés, professionnels, qui, eux, s’occupent des communications en français, affirme la coprésidente.

C’est sûrement le cas, rétorque Daniel Boucher, mais les médias sociaux semblent ne pas nécessairement être vérifiés. Aucun traducteur ou traductrice n’aurait sorti un texte comme celui-là, ça n’a pas de sens.


Le français à coeur, mais des moyens limités

Manitoba 150 a à coeur les services en français, souligne Monique LaCoste. Cela dit, l'organisme n’est pas une entité de la province et n'est donc pas soumis aux obligations qu'ont des ministères ou d'autres organismes relevant de la province, rappelle-t-elle.

Nous sommes un organisme à but non lucratif, nous ne sommes pas le gouvernement du Manitoba, dit-elle. Nous faisons ce que nous pouvons.

Daniel Boucher dit ne pas douter des efforts du comité à fournir des services en français. [Le comité] comprend l'importance de la communauté francophone, ce qui n'a pas toujours été le cas, soutient le directeur général de la SFM.

Ce genre de message, c’est probablement une erreur d’une journée, conclut-il. On espère juste que cela ne se reproduira pas.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Associations francophones