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Entente en chirurgie et obstétrique : mission accomplie pour le comité citoyen de La Sarre

Hôpital de La Sarre

L'hôpital de La Sarre (archives)

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Émilie Parent Bouchard

Dans la foulée de l'entente entre la Fédération des médecins spécialistes du Québec et le ministère de la Santé et des Services sociaux qui vise à assurer l'accès à ces deux spécialités de base aux quatre coins de la province, y compris dans les petits milieux éloignés, le comité citoyen pour la pérennité des services à l'unité d'obstétrique-natalité de La Sarre annonce qu'il met ses activités en veilleuse.

L'entente vise à ce qu'il n'y ait plus de découverture médicale en chirurgie et en obstétrique-natalité. Par l'entremise de leurs associations, les médecins de ces deux spécialités s'engagent à se concerter pour prendre le relais de leurs confrères des régions éloignées lors d'absences. En cas de rupture non planifiée, un mécanisme de soutien d'urgence, le «swat team», sorte d'équipe volante, pourra être sollicité 7 jours sur 7 pour les 52 semaines de l'année.

Même si la paralysie de l'unité d'obstétrique-natalité de La Sarre a été causée par un manque de personnel infirmier et non par une découverture médicale, les citoyens sont confiants quant à la pérennité du service. Ils estiment que cette entente, comme les mesures mises en place par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue, notamment quant au recrutement et à la rétention des infirmières, est une garantie pour le maintien des services à long terme.

Voilà pourquoi le Comité citoyen a annoncé, par voie de communiqué, sa dissolution plus tôt cette semaine. On a vraiment l'impression que la situation est prise en main dans le sens où de nouveaux postes d'infirmières ont été pourvus, il y a eu des rehaussements de postes pour ceux qui devaient tomber à temps plein, fait valoir Miranda Dessureault, membre du comité.

La grande part de notre inquiétude était surtout au niveau de la gynécologie, parce qu'on savait que notre [seul] gynécologue, le Dr Ouertani, était de garde trois semaines par mois, ce qui est énorme et on n'avait pas de remplaçant, poursuit celle qui a donné naissance à un enfant deux jours avant la réouverture de l'unité d'obstétrique-natalité, le 14 avril dernier.

Distinguer « découverture médicale » et « rupture de service »

  • La découverture médicale est l’incapacité d’offrir un service dans une installation par manque de médecin. Lors d’une période de découverture, des corridors de services sont mis en place afin que les patients puissent être redirigés vers un autre hôpital, au besoin.
  • La rupture de service est l’incapacité d’offrir un service dans une installation par manque de personnel ou en raison du bris d'un équipement. Lors d’une période de rupture, des corridors de services sont mis en place afin que les patients puissent être redirigés vers une autre installation, au besoin.

Source :CISSS-AT

Chapeau bas à la mobilisation citoyenne

En ce qui concerne les obstétriciens-gynécologues, le plan de remplacement est en vigueur pour le Centre de soins courte durée de La Sarre, ainsi que l'Hôpital d'Amos. Les cinq hôpitaux de la région sont concernés par l'entente en chirurgie. Pour Miranda Dessureault, les retombées positives vont cependant bien au-delà de la région, puisque les établissements visés sont dispersés dans l'ensemble des régions éloignées, de la Haute-Mauricie à la Gaspésie. Selon elle, il y a donc «un peu d'Abitibi-Ouest» dans les résultats obtenus à l'échelle du Québec.

On a soulevé un problème, on a fait beaucoup de bruit, mais c'étaient des choses qu'on n'était pas les seuls à vivre. Et ça a mis la lumière sur beaucoup de problématiques qu'on peut vivre en région, surtout quand on est un peu plus éloignés. S'il y a des retombées dans d'autres régions, c'est juste merveilleux.

Miranda Dessureault

Il faut dire à la population que c'est grâce à elle qu'on a été en mesure de porter le dossier aussi loin, rappelle Mme Dessureault. On sait que la mobilisation aide énormément et ça a fait une grande différence dans la cause pour être entendu partout, au niveau du ministère quand l'expert-conseil est venu jusqu'ici et a mené probablement avec ses recommandations à mettre sur pied l'entente avec les gynécologues, par exemple. C'est quelque chose de gros. La population doit demeurer intéressée parce que si quelque chose se passe, si quelque chose de gros survient, on doit être là et dire qu'on est prêts à se battre pour garder nos services de proximité.

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Abitibi–Témiscamingue

Établissement de santé