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Les conservateurs en voie d'être reportés au pouvoir au Royaume-Uni

Boris Johnson à la sortie d'un bureau de vote.

Le premier ministre sortant est allé voter, jeudi.

Photo : Reuters / Henry Nicholls

Radio-Canada
Mis à jour le 

Les conservateurs de Boris Johnson sont en voie de remporter les élections au Royaume-Uni et d'obtenir la majorité des sièges, selon un sondage effectué à la sortie des urnes. Ce faisant, le parti devrait avoir les coudées franches pour officialiser le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE).

Le coup de sonde évoque ainsi une majorité confortable d'une quarantaine de sièges pour les conservateurs, avec 368 sièges sur les 650 qui étaient en jeu. Les travaillistes de Jeremy Corbyn, quant à eux, pourraient devoir se contenter de 191 sièges, soit une dégringolage de 76 circonscriptions.

Les indépendantistes du Scottish National Party (SNP) effectueraient de leur côté un gain de 20 sièges, avec 55 élus, alors que les libéraux-démocrates encaisseraient une perte de 8 circonscriptions, toujours selon un sondage.

Le dépouillement très lent des votes garantit que les résultats officiels ne seront pas connus avant encore plusieurs heures. À 1 h 30, heure locale (20 h 30, heure normale de l'Est), à peine 14 gagnants avaient été annoncés, sur les 650 sièges en jeu.

Pour former un gouvernement majoritaire, un parti doit faire élire au moins 326 candidats.

Finaliser le Brexit?

Si cette forte majorité se concrétise, Boris Johnson aura vraisemblablement les coudées franches pour faire finalement adopter son accord de divorce avec Bruxelles, qui avait été rejeté à de nombreuses reprises par le précédent Parlement.

En campagne électorale, le chef conservateur a promis une adoption de cet accord d'ici Noël, histoire de confirmer la séparation d'avec le Vieux Continent le 31 janvier, après trois reports.

Du côté des travaillistes, l'ambivalence du chef sur la question du Brexit n'aura pas convaincu les électeurs. Plutôt que de s'engager fermement en faveur de l'accord de divorce, à l'image du chef conservateur, ou de vouloir carrément annuler le recours à l'article de la Constitution européenne permettant de sortir de l'UE, comme la chef libérale-démocrate, Jeremy Corbyn a plutôt promis de tenir un deuxième référendum, après celui gagné de peu par les partisans du « Leave », et s'est engagé à demeurer neutre dans ce contexte.

Le numéro deux du Parti travailliste invoque d'ailleurs « la fatigue du Brexit » pour justifier une défaite « extrêmement décevante ».

Il semble que le sujet du Brexit ait dominé, c'est en grande partie de la fatigue du Brexit. Les gens veulent en finir, a déclaré M. McDonnell sur Sky News.

Dans la foulée des résultats préliminaires des élections britanniques, la France s'est félicitée de la « clarification » de la volonté du gouvernement britannique.

À la dissolution de la Chambre des communes, les conservateurs disposaient de 298 sièges, contre 243 pour les travaillistes, 35 pour le SNP, 21 pour les libéraux-démocrates et 10 pour le Parti unioniste-démocrate (DUP) d'Irlande du Nord, entre autres.

Quelque 23 sièges étaient occupés par des indépendants, pour la plupart d'anciens députés conservateurs expulsés du parti après avoir voté contre l'une des récentes déclinaisons de l'accord sur le Brexit, la sortie de l'Union européenne.

Avec les informations de Agence France-Presse

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