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Un masculiniste se dit « prisonnier politique »

Jean-Claude Rochefort en entrevue.

Jean-Claude Rochefort, en 2009

Photo : Radio-Canada

Geneviève Garon

L'homme arrêté en marge de la commémoration des 30 ans de la tuerie de l'école Polytechnique saura lundi prochain s'il peut être remis en liberté.

Le juge a mis l'affaire en délibéré après avoir entendu les arguments des deux parties, jeudi matin, au palais de justice de Montréal.

Jean-Claude Rochefort a admis être l'auteur d'un blogue qui fait l'apologie du tueur de Polytechnique. Il est accusé d'avoir fomenté la haine à l'endroit des femmes.

L'une de ses publications avec la photo du tireur armé incitait à n'avoir « aucune pitié » envers les femmes.

L'homme de 70 ans invoque sa liberté d'expression et se décrit comme un « prisonnier politique ».

Toute ma vie, j'ai eu peur du féminisme qui faisait qu'on pouvait perdre nos jobs, a-t-il déclaré.

S'il est remis en liberté, Jean-Claude Rochefort, qui se décrit comme un « intellectuel », promet de cesser ses écrits. Il affirme avoir été « dépassé » par la popularité de ses écrits, qui pouvaient être lus par 60 000 internautes à travers le monde, selon lui.

Son avocat Marc-Olivier Carrier reconnaît que ses propos sont « choquants », mais soutient qu'il n'est pas un homme violent et qu'il peut être remis en liberté.

Jean-Claude Rochefort avait été arrêté pour menaces envers les femmes en 2009. Une arme à feu prohibée avait été découverte chez lui.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales Josiane Laplante s'oppose à sa remise en liberté, puisqu'elle estime qu'il risque de récidiver et parce qu'une telle décision minerait la confiance du public envers le système de justice.

Le tribunal rendra sa décision lundi.

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