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La pénurie de psychiatres à l'Île-du-Prince-Édouard s'étend à la capitale

L'entrée du service d'urgence d'un hôpital.

Le ministre de la Santé de l'Île-du-Prince-Édouard veut créer plus de postes de psychiatres tandis que la liste d'attente s'allonge.

Photo : CBC

François Pierre Dufault

La pénurie de psychiatres à l'Île-du-Prince-Édouard s'étend maintenant à la capitale Charlottetown. L'agence provinciale de la santé pourrait avoir recours à la télémédecine lorsqu'un poste clé en psychiatrie dans le plus grand hôpital de la province deviendra vacant, le mois prochain.

Le psychiatre de l'unité de soins psychiatriques de l'hôpital Queen Elizabeth de Charlottetown vient de quitter son poste. Il est remplacé par un médecin suppléant, mais celui-ci est sur le point de partir et quittera l'île à la mi-janvier.

L'agence provinciale de la santé dit travailler avec diligence pour trouver un remplaçant à plus long terme. Dans l'intervalle, l'organisme pourrait se tourner vers la télémédecine comme elle le fait déjà dans les régions rurales de la province.

Santé Île-du-Prince-Édouard a aussi recours à la télépsychiatrie pour les enfants et les adolescents à l'hôpital de Charlottetown depuis deux ans.

Le ministre de la Santé et du Mieux-être, James Aylward, affirme dans une déclaration écrite, jeudi après-midi, qu'il a demandé à l'agence provinciale de la santé de trouver des solutions qui créeront un service stable à l'unité des soins psychiatriques de l'hôpital Queen Elizabeth.

Les Insulaires sont à juste titre préoccupés par la situation actuelle des ressources psychiatriques [à l'hôpital de Charlottetown], et moi aussi. Une priorité de notre gouvernement est d'assurer aux Insulaires qu'ils ont accès à des soins de santé mentale, où et quand ils en ont besoin.

James Aylward, ministre de la Santé et du Mieux-être de l'Île-du-Prince-Édouard

Alors qu'il était porte-parole de l'opposition en matière de santé en 2017, James Aylward avait qualifié de déplorable le recours à la télépsychiatrie pour les enfants et les adolescents. Comment en sommes-nous arrivés à ce point, s'était-il demandé à l'époque.

Le gouvernement progressiste-conservateur de Dennis King a promis d'augmenter le nombre de postes de psychiatres à l'Île-du-Prince-Édouard de 15 à 20. On ignore combien de postes sont vacants à l'heure actuelle.

En juillet dernier, l'agence provinciale de la santé a confirmé que 1000 patients se trouvaient sur une liste d'attente pour consulter un psychiatre.

L'actuel chef de l'opposition officielle, Peter Bevan-Baker, juge la situation préoccupante. Il s'inquiète du peu de progrès accomplis dans le recrutement et la rétention de psychiatres, alors que, selon lui, les problèmes sont connus et bien documentés depuis plusieurs années.

Les professionnels qui sont recrutés fuient la province, parfois très peu de temps après [leur arrivée] parce qu'ils ne peuvent pas tolérer les maux de tête bureaucratiques qu'ils doivent endurer ici.

Peter Bevan-Baker, chef du Parti vert de l'Île-du-Prince-Édouard

Le député libéral Heath MacDonald croit que l'agence provinciale de la santé doit être plus transparente. C'est très important de s'assurer que le public est au courant de la situation, dit-il.

L'ancienne candidate progressiste-conservatrice Sarah Stewart-Clark s'en est prise à sa formation politique dans une publication sur sa page Facebook, mercredi soir. Selon elle, il est temps d'imputer au nouveau gouvernement sa part de responsabilité relativement à la pénurie de psychiatres dans la province. Notre gouvernement parle beaucoup des soins de santé mentale comme une priorité. Mais les mots sans action n'ont pas de sens, écrit-elle.

Cette ancienne politicienne, proche de James Aylward, s'était d'abord fait connaître avec sa campagne How Many Wade dénonçant l'inaction de l'ancien gouvernement libéral de Wade MacLauchlan en santé mentale.

Avec des renseignements de CBC

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Île-du-Prince-Édouard

Santé physique et mentale