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Scheer démissionne : le prochain chef devra être pro-choix, selon Pierre Paul-Hus

Le député conservateur Pierre Paul-Hus.

Le député conservateur Pierre Paul-Hus.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Pierre Paul-Hus a appuyé Andrew Scheer dès la course à la direction de 2017. Le député conservateur de la région de Québec estime que son chef démissionne aujourd’hui la tête haute, mais il ne fait aucun doute selon lui que le prochain chef devra être pro-choix.

À partir du moment où on sait que [l’avortement] est un enjeu qui est délicat et que le caucus du Québec on est tous des pro-choix, si on veut gagner et aller plus loin au Québec, c’est sûr que cet enjeu-là devrait être écarté et le prochain chef devra assumer cette position-là dès le début s’il veut avoir notre appui, analyse le député de Charlesbourg — Haute-Saint-Charles.

Pierre Paul-Hus admet que depuis l’élection d’octobre il y avait de la grogne au sein du parti conservateur.

Le mal était fait. Ça aurait été difficile de, comme on dit, remettre la pâte à dents dans le tube. Les gens s’étaient fait une idée sur M. Scheer et malgré tout ce qu’on pourra dire, la façon dont ça s’est fait, le mal était fait.

Quelques semaines avant le scrutin du 21 octobre, Andrew Scheer avait été malmené dans le premier débat en français. Ses adversaires l’ont talonné de questions sur sa position personnelle sur l’avortement et le chef du Parti conservateur du Canada (PCC) avait été incapable de donner une réponse claire.

Ce n’est que dans un point de presse le lendemain qu’il a admis être pro-vie.

Les deux hommes se serrent la pince, M. Trudeau posant la main sur l'épaule de M. Scheer.

Justin Trudeau a salué le dévouement d'Andrew Scheer après qu'il ait annoncé qu'il démissionnait de son poste de chef du Parti conservateur du Canada.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

C’était clair de sa part que le débat sur l’avortement ne serait jamais rouvert, mais il reste que la tournure a pris une tangente différente et ç’a été difficile, se souvient Pierre Paul-Hus.

Le député ne regrette toutefois pas d’avoir appuyé Andrew Scheer pendant toutes ces années, soulignant que les positions personnelles du chef démissionnaire n’enlèvent rien à son honnêteté en tant qu’individu.

Ça a mal tourné d’un point de vue politique, mais il ne faut pas taper dessus. Pour moi, j’ai pas honte de l’avoir appuyé. Maintenant, on regarde vers l’avenir et l’important c’est d’avoir un nouveau chef pour battre Justin Trudeau.

La bonne décision

Le député conservateur de Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell, abonde dans le même sens que son collègue. La décision qui a été prise, à mon point de vue, était la bonne, mais c’est une décision que lui seul pouvait prendre. Il l’a prise avec honneur et courage, a-t-il commenté au sujet de la démission d’Andrew Scheer.

Selon lui, Andrew Scheer a fait preuve de beaucoup de courage en faisant une tournée nationale pour rencontrer les candidats défaits et les militants en colère après les résultats électoraux décevants au Québec et en Ontario, deux provinces essentielles pour former le gouvernement.

Il en a entendu des vertes et des pas mûres par rapport à la campagne et il écoutait attentivement, commente Gérard Deltell en soulignant l’humilité de son ancien chef.

Le député conservateur Gérard Deltell

Gérard Deltell, député conservateur dans Louis-Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada / Jean-Simon Fabien

Questionné à savoir s’il était intéressé à se lancer dans la course à la direction du PCC, le député de la région de Québec n’a pas voulu se prononcer.

Aujourd’hui, c’est la journée d’Andrew Scheer. Il n’est pas question de faire quelque commentaire que ce soit pour la suite des choses.

Lors des dernières élections, le PCC a fait élire 121 députés, dont 10 au Québec.

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