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D’homme fort à passionné de thé

Grâce à sa passion pour le thé, Michaël Frenette est sorti de la dépression

Michaël Frenette, derrière un bar, en train de préparer un matcha.

L'ancien homme fort Michaël Frenette prend plaisir à préparer du matcha pour ses clients.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Julie Landry

Michaël Frenette n’était pas destiné à servir du thé dans un bar de Vancouver. Quand il était plus jeune, il voulait plutôt remporter des compétitions d’hommes forts. Voici l’histoire d’un parcours atypique, l’histoire du thé qui a changé une vie.

Michaël Frenette a été élevé dans une ferme puis a travaillé dans la construction, comme mineur et dans l’armée. Il a commencé à s’entraîner en haltérophilie à l’âge de 12 ans.

Pendant presque une décennie, il y a consacré toute son énergie, jusqu’à ce qu’il se blesse gravement au dos. « C’est à ce moment-là que j’ai fait la dépression, se souvient-il. Je n’avais plus de projet. La seule chose que j’aimais faire, c’était fini. »

Gros plan sur une main qui tient un bol de matcha pendant que l'autre est en train de fouetter.

En préparant le matcha, Michaël Frenette se souvient de la période sombre de sa vie, avant sa découverte du thé.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Il s’est mis à boire de l’alcool et est resté au lit pendant des mois. C'est là qu’une amie lui a proposé de partir en voyage pour visiter des maisons de thé. « J’aime bien conduire, alors j’ai dit oui. Quand elle m’a expliqué ce qu’elle voulait faire, j’étais découragé », admet celui qui n’aimait pas du tout le thé à l’époque.

Lors de sa première journée de voyage, son premier sencha et son premier matcha ont été une révélation pour lui. Il est devenu accro durant ce périple qui a changé sa vie.

Je crois que, si ça n’était pas arrivé, je serais encore dans mon lit en ce moment.

Michaël Frenette

Michaël Frenette s’est mis à voyager et à cultiver sa nouvelle passion pendant des années. Il n’a pas la certification de sommelier de thé, mais a acquis de l'expertise. Il revient tout juste d’un voyage de trois mois au Japon, où il a rencontré des maîtres du thé et appris à fabriquer le chasen, le fouet en bambou pour faire mousser le matcha.

En premier plan, deux fouets en bambou et, en arrière-plan, une théière et les mains de Michaël Frenette en train de broyer la poudre de matcha.

Michaël Frenette veut commencer à fabriquer ses propres chasens, des fouets en bambou pour faire mousser le matcha.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Quand il parle de son travail, au bar à thé O’Five, de Vancouver, ses yeux s’illuminent. « Tous les jours, je découvre d’autres gens », explique-t-il alors que, pendant des années, il fuyait le public tant il était timide.

« Notre bar attire des gens vraiment différents. Faire le thé, c’est vraiment très plaisant », ajoute-t-il, en préparant un matcha, lentement, en accordant du soin à chaque détail.

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