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Lancement de la « cellule d'intervention » pour aider l'industrie forestière en Outaouais

Des buches de bois.

La nouvelle cellule souhaite trouver des solutions à la crise que traverse l'industrie forestière (archives)

Photo : Jenny Friedrichs/Pixabay

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La cellule d'intervention sur la vitalité de l'industrie forestière en Outaouais et dans les Laurentides est officiellement mise sur pied. Des politiciens de divers ordres de gouvernement et des acteurs du milieu se sont rencontrés, jeudi matin, pour trouver des solutions à la crise qui secoue l'industrie.

Sans entrer dans les détails du rôle de chacun, le gouvernement du Québec a annoncé que la cellule sera divisée en trois sous-groupes, soit un comité directeur, un comité de liaison et un groupe de travail.

C'est une cellule importante qui est constituée de joueurs clés en position de pouvoir décisionnel. Ce sont des gens qui ont le pouvoir de changer les choses, assure Mathieu Lacombe, le ministre responsable de l'Outaouais.

Ces groupes auront pour mission de trouver des solutions concrètes afin de permettre aux entreprises de s'adapter à l'évolution du marché et de préserver les nombreux emplois qui y sont reliés.

L'objectif est d'améliorer à moyen et à long terme la résilience de la structure industrielle régionale face aux variations dans les conditions de marché des différents produits forestiers, précise le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour.

En point de presse, M. Dufour a précisé les étapes que devront suivre les membres de la cellule d'intervention :

  1. Établir un portrait de l'environnement d'affaires
  2. Présenter une vision commune pour l'Outaouais et les Laurentides
  3. Élaborer un plan de travail et des recommandations à mettre en oeuvre pour 2020-2021
  4. Développer un modèle d'affaires intégré

Pour ce faire, les intervenants concernés prévoient considérer toutes les pistes de solution. Si on veut arriver à quelque chose et assurer sa pérennité, il faut aussi regarder tout le côté créatif qu'on peut faire avec cette industrie, rajoute le ministre Dufour.

Les premières recommandations devraient être soumises au mois de mars 2020 dans l'espoir que les changements soient implantés d'ici le mois de juin.

Une crise qui se prolonge

Rappelons que l'industrie forestière a été fortement éprouvée au cours des derniers mois. La fermeture partielle de l’usine Fortress de Thurso avait notamment poussé Québec à débloquer une enveloppe d’un maximum de 5,3 millions de dollars, le 29 novembre.

L'entreprise n'a d'ailleurs toujours pas réussi à trouver un repreneur pour relancer les opérations de son usine de Thurso, mais ce n'est pas faute d'efforts selon Mathieu Lacombe.

On ne peut pas tordre le bras de quelqu'un pour qu'il investisse. Notre job, c'est de faire tout ce qu'on peut pour qu'il y ait un acheteur, explique-t-il.

De nombreux acteurs sont toutefois d'avis que le régime forestier implanté en 2013 est à l'origine des maux de l'industrie et que le gouvernement caquiste devrait le réviser au plus vite.

Le député de Papineau a par ailleurs confirmé que le statut particulier de l'Outaouais ne s'applique pas dans cette situation, puisque la crise de l'industrie forestière n'a rien à voir avec la réalité frontalière de la région.

Avec les informations de Geneviève Normand et de Gilles Taillon

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