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Drame de Pointe-aux-Trembles : des autopsies pratiquées

La thèse d'un triple meurtre suivi d’un suicide est privilégiée.

Une dame dépose un ours en peluche.

Plusieurs personnes touchées par la tragédie ont apporté des messages de condoléances, des fleurs, des chandelles et surtout des peluches, qu’ils ont laissés près de la résidence des victimes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada
Mis à jour le 

Un médecin légiste a pratiqué jeudi des autopsies sur les corps des trois victimes trouvées mercredi dans une résidence du quartier Pointe-aux-Trembles, dans l'est de Montréal.

Cette procédure devrait permettre de déterminer la cause de la mort de Dahia Khellaf, 42 ans, et de ses deux enfants, Askil, 2 ans, et Adam, 4 ans. Les enquêteurs cherchent aussi à établir avec certitude le moment exact des décès, afin de confirmer ou d’infirmer leurs hypothèses.

Les policiers privilégient celle d'un triple meurtre, suivi d’un suicide. Ils croient probable que le père des enfants, Nabil Yssaad, 46 ans, ait commis les trois homicides avant d’aller s’enlever la vie à Joliette, mardi matin.

Ils doivent encore discuter avec plusieurs témoins, dont des voisins.

Ce sont des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui ont découvert les trois cadavres dans leur maison, mercredi matin, vers 8 h. Ils venaient annoncer à la mère le décès de son mari. Comme personne ne répondait à la porte et compte tenu des circonstances, ils avaient forcé l’entrée de la résidence.

Une forte présence policière pouvait être observée mercredi et encore jeudi à l'extérieur de la résidence de la place des Pointeliers, près de l'intersection du boulevard Saint-Jean-Baptiste.

Des techniciens en identité judiciaire ont procédé à l'analyse de la scène en fin de journée, mercredi, afin de recueillir le plus d'informations possible pour aider les enquêteurs à mieux comprendre les circonstances du drame.

C’est l'unité des crimes majeurs du SPVM qui mène l'enquête.

Une étiquette, sur l'une des peluches, dit : « Adam, prends soin de ton petit frère et de ta maman. »

Ces trois peluches étaient accompagnées de messages pour les victimes, les invitant à prendre soin les unes des autres.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le quartier bouleversé

Les résidents du voisinage ont accueilli la terrible nouvelle avec une grande tristesse.

Plusieurs ont apporté jeudi des messages de condoléances, des fleurs, des chandelles et des animaux en peluche, qu’ils ont laissés au pied d’un panneau d'arrêt, près de la résidence de victimes.

Ça me fait de la peine, on ne s’attendait pas à ça juste avant Noël, a déclaré un voisin, tandis qu’un deuxième disait : La madame, je ne la connaissais pas, mais le monsieur, on s’est souvent parlé quand il se promenait avec ses enfants, et c’est très difficile.

Le monsieur était malade. Pourquoi on ne lui a pas donné les soins nécessaires pour que ça n’arrive pas? Parce que, surtout, c’est des enfants, c’est des enfants.

Une résidente du quartier

Des voisins ont signalé que le couple connaissait des difficultés conjugales. D’ailleurs, les agents du SPVM étaient intervenus à plusieurs reprises à la résidence du couple à la suite d’épisodes de violence.

Nabil Yssaad

Nabil Yssaad

Photo : Radio-Canada

Nabil Yssaad avait été accusé en 2018 de voies de fait armées et de voies de fait simples à l'égard de sa conjointe. Il avait accepté de garder la paix et de ne pas entrer en contact avec la plaignante pendant un an, sauf lors de visites approuvées par le tribunal. En contrepartie, la Couronne avait laissé tomber les accusations.

Yssaad avait signé une ordonnance de probation à cet effet il y a à peine une semaine.

Un voisin l’a décrit mercredi comme quelqu'un à qui vous ne pouviez pas parler. Il refusait la communication. Il ne disait pas bonjour, il ne voulait pas que nous lui disions bonjour.

Il n'était pas parlable, tout le monde m'a dit qu'il souffrait, il n'était pas bien dans sa peau, a-t-il dit.

Avec des informations de Karine Bastien et de La Presse canadienne

En cas de besoin, contactez SOS violence conjugale au 1 800 363-9010

Pour joindre le Centre de prévention du suicide : 1 866 APPELLE

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