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Le centre-ville de Sudbury moins dangereux que ne le croit le public, selon la police

Des véhicules garés au centre-ville

Selon la police de Sudbury, il n'y a eu que deux accusations d'homicide liées à des incidents survenus au centre-ville de Sudbury cette année.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le chef de la police du Grand Sudbury Paul Pedersen indique vouloir défaire la perception selon laquelle le centre-ville serait dangereux et propice aux incidents criminels.

M. Pedersen affirme que les statistiques récentes liées aux crimes vont à l’encontre de cette perception, et qu’une stratégie développée pour le centre-ville contribue à mettre en place des mesures spéciales de sécurité publique pour le secteur. 

Lors d’une présentation à la commission des services policiers mercredi, le chef de police a admis que le centre-ville avait bien été le théâtre d’incidents criminels au cours de la dernière année. Mais il a aussi souligné que les statistiques de 2018 démontraient une baisse de 8 % de ces incidents par rapport à l’année précédente.

Il a aussi indiqué que les appels à la police émanant de personnes souffrant de troubles sociaux avaient augmenté de 11 % entre 2017 et 2018. Les données de 2019 n’ont pas encore été compilées. 

Le chef Paul Pedersen du Service de police du Grand Sudbury

Le chef Paul Pedersen du Service de police du Grand Sudbury estime que le centre-ville n'est pas aussi dangereux que le croient plusieurs résidents.

Photo : Radio-Canada / Joël Ashak

Avec la mort d’un adolescent le mois dernier, la mendicité et le sans-abrisme, le centre-ville a récemment fait face à de nombreux défis.

Au cours des dernières années, le Service de police du Grand Sudbury a tenté de mettre sur pied une stratégie sur la sécurité policière du centre-ville. La stratégie a été développée en collaboration avec plusieurs partenaires municipaux, dont le regroupement des entrepreneurs du centre-ville Sudbury Downtown Business Improvement Area (BIA) ainsi que des associations de quartier. 

Selon le chef Pedersen, la stratégie est axée sur l’empathie et non davantage de réglementation parce que la plupart des problèmes que connaît le centre-ville sont de nature sociale et non criminelle. 

La santé mentale, le sans-abrisme et la dépendance ne sont pas mieux traités par une mise en application stricte des règlements.

Paul Pedersen, chef de la police du Grand Sudbury

C’est une stratégie qui évalue notre population vulnérable et n’essaie pas de la dépeindre comme étant criminelle. On comprend que derrière toutes ces personnes qu’on voit au centre-ville et qui souffrent de troubles de santé mentale, de pauvreté et de dépendance, il y a une histoire et nous voulons les aider à mener une vie meilleure aussi, déclare le chef Pedersen. 

Un fossé entre la perception et la réalité

Dans sa présentation, Paul Pedersen s’est servi de deux exemples afin de démontrer la différence qu’il y avait entre les perceptions de nombreux Sudburois et la réalité en ce qui est de la sécurité au centre-ville.

Il a rappelé que l’adolescent mort en novembre, après avoir été poignardé, connaissait son agresseur. Le tueur présumé a été arrêté et fait face à une accusation de meurtre au second degré

La propriétaire d’un commerce situé à proximité de la scène de l’incident a même plié bagage, soulignant notamment qu’elle voulait garder [ses employés] hors de danger.

Des policiers examinent une scène de crime.

En juin, une mère et son bébé ont été victimes d'une attaque au couteau devant un magasin d'artisanat, dans le secteur Nouveau Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Par contre, l’attaque au couteau survenue en juin dans le stationnement d’un centre commercial, dans le Grand Sudbury, aurait eu un effet différent selon le chef Pedersen, même si la mère et son bébé visés n’avaient pas de lien avec leur agresseur. 

C’est très inquiétant. Est-ce que les gens ont arrêté d’aller [au magasin] Michaels qui se trouve tout près?

Paul Pedersen, chef de la police du Grand Sudbury

Selon le chef de police, il revient aux leaders communautaires de gérer les perceptions de sécurité. 

Nous ne pouvons pas crier au désastre alors que nous voyons spécifiquement que les problèmes auxquels est confronté le centre-ville sont des troubles mentaux, le sans-abrisme, la pauvreté et la mendicité, note-t-il. 

Plus d’agents d’application des règlements

Paul Pedersen se dit satisfait de voir que la Ville du Grand Sudbury a décidé d’affecter davantage d’agents d’application des règlements au centre-ville. 

Il estime que cela réduira la pression à laquelle font face les policiers qui répondent actuellement à des appels non urgents.

Avec les informations de CBC

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