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La MRC renouvelle le contrat de Récupération des Basques jusqu’en 2024

Chaîne de travail au centre de tri de Notre-Dame-des-Neiges.

Le tri manuel au centre de tri de Récupération des Basques permet de recycler 100% du verre recueilli, selon les responsables.

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

Michaële Perron-Langlais

Récupération des Basques continuera de gérer les matières recyclables dans la MRC des Basques pour les cinq prochaines années. Quelques semaines après avoir rejeté la première soumission du centre de tri, le Conseil des maires de la MRC a voté en faveur d’une nouvelle proposition de l’organisme, lors sa dernière séance de l’année, mercredi soir.

Une entente de principe avait déjà été conclue entre les deux parties la semaine dernière.

Selon le préfet de la MRC, Bertin Denis, le coût de gestion des matières recyclables sera en moyenne de 270 dollars par tonne de matières traitée pour les cinq années à venir.

Un point d’équilibre

Dans sa première soumission, présentée plus tôt cet automne, l’organisme à but non lucratif demandait 421 dollars par tonne de matières.

La MRC estimait pouvoir obtenir un prix d’environ 145 dollars par tonne auprès d’un autre fournisseur.

Bertin Denis considère qu’avec la nouvelle offre de Récupération des Basques, l’organisme et la MRC ont trouvé un point d’équilibre.

Si on calcule que le tri vaut 145 dollars [et qu’on ajoute] le prix de ce qu’ils font de mieux, des êtres humains et de l’activité économique que ça créé dans la région, tout ça mis ensemble, c’est un prix raisonnable, que les maires ont accepté de payer.

Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques

Récupération des Basques emploie une vingtaine de personnes au centre de tri de Notre-Dame-des-Neiges, dont certaines avec limitations physiques et psychologiques à l’emploi.

Lors du vote, dix des onze membres du Conseil des maires de la MRC des Basques ont voté en faveur de l’entente conclue avec l’organisme. Seul le maire de Saint-Simon-de-Rimouski, Richard Caron, s’y est opposé.

Un sacrifice pour réduire les coûts

Si le prix par tonne de matières traitée est plus élevé chez Récupération des Basques qu’ailleurs, c’est principalement parce que les matières collectées y sont traitées manuellement. Cette méthode permet d’atteindre un taux de matières recyclées nettement supérieur à la plupart des centres de tri de la province.

Pour réussir à offrir un prix plus compétitif, l’organisme a toutefois été obligé de faire certains ajustements. Quand on s’est rendu compte que notre prix était trop cher, on a réalisé que le côté environnemental c’est bien, mais le côté financier aussi c’est très important, explique le directeur général de Récupération des Basques, Danny Lauzier.

À partir de janvier 2020, le nombre d’employés effectuant le tri des matières sur le convoyeur passera ainsi de cinq à quatre. La qualité de la matière qu’on envoie se faire valoriser ne baissera pas, mais c’est certain qu’il y en aura peut-être un peu plus qui finira dans le conteneur, dit Danny Lauzier. C’est un sacrifice qu’on avait à faire, mais même avec cette modification, on va être de loin supérieur à un centre de tri mécanisé.

Le directeur de l’organisme précise qu’en raison de ce changement, un emploi à temps plein risque de se transformer en emploi saisonnier, ce qu'il juge préférable à la cessation des activités du centre de tri qu'aurait entraîné la perte du contrat avec la MRC.

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