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La région a du mal à retenir les nouveaux arrivants immigrants, constate La Mosaïque

Des immigrants se font accueillir à l'aéroport de Val-d'Or.

Si la région réussit à attirer des immigrants, elle a du mal à les retenir, selon les constats de l'organisme La Mosaïque. (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La Mosaïque appelle à la concertation des organismes à Rouyn-Noranda. L'organisme voué à l'accueil des nouveaux arrivants présentait ce mercredi son bilan sur l'attraction et l'établissement durable des personnes immigrantes.

Pour la directrice générale de La Mosaïque, Marie-France Beaudry, l'accueil ne se résume pas seulement en fonction des besoins économiques, comme l'embauche de travailleurs.

«Autant au niveau de la santé et des services sociaux, autant au niveau des loisirs qui permettent de faire du réseautage, autant au niveau de l'éducation secondaire, professionnelle, cégep, université, il faut que ces gens-là soient en mesure aussi d'accueillir ces personnes-là. On voit aussi que le côté transport, le logement, c'est quelque chose qui revient aussi souvent. Il y a vraiment une problématique d'avoir des logements à prix raisonnable et confortables aussi», énumère Mme Beaudry.

La Mosaïque a été mandatée il y a près d'un an par le ministère de l'Immigration pour la réalisation d'un bilan sur l'accueil.

Avoir accès à des places en garderie, profiter des activités et éviter de s'isoler sont aussi des points soulevés par des personnes issues de l'immigration et d'autres impliquées dans l'accueil des personnes immigrantes.

On a eu des personnes de tous horizons, des étudiants étrangers, on a eu des personnes qui sont venues avec leur famille, des personnes qui venaient en travail temporaire ou des personnes qui étaient installées depuis plus longtemps que six mois. [Des personnes] de France, des pays du Maghreb principalement, quelques candidats aussi en Afrique et on a eu une candidate qui vient de la Chine aussi.

La Mosaïque s'est également basée sur des données qui ont été analysées à partir de statistiques et de mémoires publiés. Des cas de racisme et de profilage ont aussi été rapportés.

S'il y a une pénurie de logements, la sélection peut se faire bien plus facilement avec un nom québécois versus un nom qui vient d'ailleurs, croit-elle. Il y a aussi toute la notion des références. Souvent, les propriétaires ne veulent pas aller faire des appels de référence dans un autre pays pour valider si la personne est bonne pour avoir son logement.

Il y a des constats qu'on voit là qu'on savait depuis longtemps, comme les logements et les garderies. Là c'est documenté. Maintenant, on espère qu'avec ce bilan, les gens vont pouvoir prendre ça et dire "bon bien maintenant on se met en mode solutions tout le monde ensemble et on travaille tous dans le même sens pour être capable d'intégrer ces personnes-là et de ne pas voir juste la main-d'oeuvre, mais les individus qui doivent être bien pour rester longtemps en Abitibi-Témiscamingue", espère la directrice générale de La Mosaïque.

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