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L'Amossois Rodrigue Turgeon expulsé de la COP25 avec des manifestants autochtones

Des agents de sécurité montent la garde à proximité d'un rassemblement.

La manifestation était destinée à soutenir les communautés autochtones.

Photo : gracieuseté Andréanne Moreau

Lise Millette

La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tient à Madrid, en Espagne, a été perturbée mercredi par des manifestants des Premières Nations qui ont dérogé au protocole onusien avant d'être littéralement refoulés par les gardes. L'Amossois Rodrigue Turgeon et d'autres représentants de la société civile ont tenté de s'interposer.

L'événement s'est produit environ 30 minutes avant le discours du secrétaire général des Nations unies. Des membres des Premières Nations de différentes régions du monde ont demandé aux dirigeants de s'engager à respecter leurs droits et à tenir compte des effets des changements climatiques sur les Premières Nations.

La formule dérogeait du protocole rigoureux, puisque les manifestants ont pris la parole un peu à la surprise des officiels, mais le tout se déroulait de manière pacifique jusqu'à ce que les gardes de l'ONU repoussent les manifestants et les refoulent jusqu'à l'extérieur.

À l'extérieur, il y avait une police paramilitaire lourdement armée, il y avait des armes lourdes, des tanks qui ont été déplacés. On se demandait ce qui se passerait de nos accréditations, a raconté Rodrigue Turgeon.

Le militant s'est retrouvé dans une foule d'un peu plus de 300 manifestants. Des femmes ont reçu des coups, j'en ai vu tout juste à côté de moi, a-t-il commenté, ahuri. L'ONU devrait être une place où on respecte les droits.

Un homme sourit à la caméra en tenant une affiche lors d'une manifestation.

Rodrigue Turgeon participait à la manifestation à l'ONU en marge de la COP25 à Madrid.

Photo : gracieuseté Marie-Clarisse Berger

Rodrigue Turgeon a pu conserver son accréditation pour cette conférence, qui se poursuit jusqu'à vendredi. Cet incident laisse toutefois un goût bien amer aux participants.

On fait face à une véritable crise de l'humanité, le réflexe des Nations unies, c'est d'expulser des gens qui lancent un message pacifique d'inclusion des Premières Nations dans le processus de négociation. Elles osent une fois prendre la parole avant une assemblée et se font sortir dehors, alors que les Nations unies tolèrent les pollueurs qui sont à l'intérieur et qui font leur lobbyisme. On ne peut plus laisser ça sur nos épaules, nous, les gens, a affirmé Rodrigue Turgeon, encore ébranlé.

Sans s'avouer vaincu malgré cette rebuffade, Rodrigue Turgeon lance un appel à l'unité et à l'action. « Il y a un potentiel de réunion de toute la population mondiale dans un même but : lutter contre les changements climatiques », a conclu Rodrigue Turgeon.

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Abitibi–Témiscamingue

Changements climatiques