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Projet d’agrandissement et d’hébergement permanent à la Maison Maguire

Maison Maguire de l'extérieur en hiver

La Maison Maguire, située à Saint-Omer, est un centre de jour et une maison de répit pour les personnes vivant avec une déficience intellectuelle. Plus de 75 personnes des quatre coins de la Gaspésie la fréquentent pour profiter des différents services offerts à l'année.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

La Maison Maguire de Carleton-sur-Mer mène de front deux grands projets pour les personnes vivant avec une déficience intellectuelle :  agrandir son centre de jour et de répit et construire une maison d'hébergement permanente.

La Maison Maguire pourrait ainsi desservir une clientèle plus large et assurer une prise en charge à long terme, un service qui n'est actuellement pas offert sur le territoire de la MRC d'Avignon aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle.

La directrice générale de la Maison Maguire, Michèle Beaulieu, souligne que le bâtiment actuel a été conçu en 2003 comme une maison de répit. Pourtant, à l’heure actuelle, le répit avec nuitée n’est offert qu’en été et une fin de semaine par mois, comparativement au service de centre de jour qui est offert à l’année.

On a juste une grande salle pour les ateliers du centre de jour, explique Mme Beaulieu, et quand on a 25 personnes dans une même pièce c’est beaucoup! On est obligé d’utiliser des chambres pour tenir des ateliers de menuiserie et d’informatique.

Des personnes handicapées participent à un atelier de bricolage à la Maison Maguire

L'agrandissement des locaux permettrait d'offrir plus d'ateliers simultanément à de plus petits groupes.

Photo : Isabelle Larose

L’agrandissement des locaux permettrait de mieux desservir la clientèle atteinte d’un trouble du spectre de l’autisme qui est très sensible à l’hyperstimulation sensorielle générée, entre autres, par le bruit.

De plus, la Maison Maguire appréhende l’impact de la fin du programme temporaire Développement des habiletés spécifiques offert par la Commission scolaire René-Lévesque. Ce programme qui permettait aux adultes atteints de déficience sévère de fréquenter l’école trois jours par semaine devrait prendre fin en juin 2021, ce qui risque d’augmenter la fréquentation de la Maison Maguire.

Des bénéficiaires provenant du Centre de réadaptation pour la déficience physique pourraient également profiter de l’agrandissement des locaux de la Maison Maguire.

Michèle Beaulieu

La directrice générale de la Maison Maguire, Michèle Beaulieu, souhaite élargir les services et les spécialiser afin d'offrir un milieu de vie adapté aux personnes handicapées adultes.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Un projet d’hébergement

La Maison Maguire projette également de construire, sur son terrain actuel, une résidence d’hébergement pour la prise en charge à long terme d’une quinzaine d'adultes vivant avec une déficience intellectuelle.

Judith Bérubé, mère d'une jeune femme de 25 ans atteinte de trisomie et du trouble du spectre de l'autisme, se réjouit qu'un projet d'hébergement soit en marche.

C’est certain que, comme parent, on pense au futur d’un enfant qui n’est pas autonome, explique Mme Bérubé. Qui va s’en occuper quand nous on va devoir laisser? Est-ce qu’elle va être bien? Est-ce qu’elle va avoir tout ce dont elle a besoin? Va-t-elle avoir un vrai projet de vie, quelque chose qui permet d’être heureuse, de se réaliser et d'être intégrée dans sa communauté. C’est tout ça que la Maison Maguire porte en ce moment comme projet.

Judith Bérubé

Judith Bérubé s'implique bénévolement dans les démarches d'expansion de la Maison Maguire pour assurer un avenir digne à sa fille.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Les projets d’agrandissement et d’hébergement sont évalués à au moins deux millions et demi de dollars.

La Maison Maguire mène actuellement une étude, en partenariat avec le Centre d’initiation à la recherche et au développement durable (CIRADD), afin que les besoins des quelque 200 familles de la Baie-des-Chaleurs, dont l’un des membres est atteint de déficience intellectuelle, soient bien documentés.

Si l’étude des besoins est concluante, la recherche de financement pourrait s’ouvrir en juin prochain.

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