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Les demandes syndicales plomberaient la compétitivité d’Olymel, dit la direction

Plusieurs dizaines d'employés d'Olymel manifestent devant le Centre des congrès de Québec.

Plusieurs dizaines d'employés d'Olymel manifestent devant le Centre des congrès de Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que les quelque 350 employés d’Olymel à Princeville entament leur 7e semaine de grève, la direction de l’entreprise affirme qu’il n’y a aucune négociation possible sur les augmentations salariales réclamées par les syndiqués.

Les travailleurs, qui gagnent en moyenne 19 $/h, réclament des augmentations similaires à celles qu'Olymel a déjà consenties à ses mécaniciens l’an dernier, soit 5,25 $/h.

Ce n’est pas une question de parité, tranche le premier vice-président chez Olymel, Paul Beauchamp. Certains corps de métier peuvent requérir des augmentations, des ajustements, qui tiennent compte de cedit corps de métier-là, sans pour autant que ça impact l’ensemble des autres fonctions d’une opération comme la nôtre.

Selon lui, tant que le syndicat restera campé sur ses positions initiales, il sera difficile d’arriver à un terrain d’entente.

La viabilité d’une entreprise à long terme, c’est sa capacité d’être concurrentielle. Il y a des lignes qu’on ne peut pas traverser sans mettre en jeu cette compétitivité et c’est là qu’est le grand enjeu de la négociation.

Paul Beauchamp, premier vice-président d'Olymel

Du même souffle, le vice-président admet que les sept semaines de grève présentent des inconvénients considérables pour Olymel.

Il va arriver un temps où l’entreprise aura à prendre des décisions qui sont plus structurelles, affirme-t-il en laissant planer le doute sur d’éventuelles compressions au sein de l’entreprise.

Pas question de rentrer à genoux

Après avoir bloqué l’accès à l’usine d’Olymel de Vallée-Jonction lundi, les grévistes de Princeville étaient réunis au Centre des congrès de Québec mercredi pour se faire entendre du Porc Show, un événement qui réunit les principaux acteurs de l’industrie.

Depuis les 15 dernières années, les travailleurs d'Olymel ont donné des concessions de l'ordre de 30 à 35 % dans leur salaire. On demande le juste retour de l'ascenseur, fait valoir le président du syndicat, Steve Houle.

Steve Houle, président du syndicat des employés d'Olymel de Princeville

Steve Houle, président du syndicat des employés d'Olymel de Princeville

Photo : Radio-Canada

Selon lui, avec près de quatre milliards de dollars de chiffre d’affaires, Olymel serait amplement capable de redonner une part des profits aux travailleurs.

Ils sont mobilisés à 100 % et c'est sûr qu'ils ne rentreront pas à genoux. Ça, c'est clair, promet le dirigeant syndical.

À la demande du conciliateur, les deux parties doivent s’asseoir à la table des négociations dimanche et lundi pour trouver une solution au conflit qui dure depuis maintenant près de deux mois.

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