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Opération antidrogue d'envergure à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke : un homme arrêté

Les quatre étages du département de psychiatrie ont été fouillés de fond en comble par une dizaine d’enquêteurs.

Les quatre étages du département de psychiatrie ont été fouillés de fond en comble par une dizaine d’enquêteurs.

Photo : Radio-Canada / Jacques Lamarche

Radio-Canada

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) a mené une opération antidrogue d'envergure ce matin dans l'aile psychiatrique de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke.

Les quatre étages du département de psychiatrie ont été fouillés de fond en comble par une dizaine d’enquêteurs. Ils ont également eu l'aide d'un maître-chien de la Sûreté du Québec.

Rien n'a finalement été saisi, mais un individu a été arrêté, rapporte Martin Carrier, porte-parole du SPS.

La perquisition a mené à l’arrestation d’un homme de 27 ans pour non-respect des conditions. Aucun stupéfiant n’a été saisi ce matin, mais on ne ferme aucune porte par rapport à cette enquête-là, explique M. Carrier.

Les policiers ont été alertés il y a plusieurs semaines pour des événements suspects à l'Hôtel-Dieu, notamment du trafic de stupéfiants et de la consommation de drogues.

Le suspect devrait comparaître prochainement.

Des employés inquiets pour leur sécurité

Des employés du département de psychiatrie ont également rapporté être inquiets pour leur sécurité, après s'être fait crever leurs pneus de voiture dans le stationnement de l'hôpital.

Après des semaines d'enquête, les policiers ont mené une perquisition ce matin qu'ils qualifient de mesure exceptionnelle.

Avant de mener la perquisition, le SPS assurait une surveillance des lieux 24 heures sur 24. Les policiers ont également donné des conseils de sécurité aux professionnels de la santé.

Pour la suite des choses, on reste à l’écoute des employés. Ce sont eux qui sont sur le terrain. On souhaite poursuivre avec notre partenaire, le SPS. On souhaite également développer des stratégies pour avoir un milieu sécuritaire, soutient Stéphanie Lemoine, directrice du programme santé mentale et dépendance du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Selon cette dernière, les employés sont reconnaissants des actions qui ont été posées. Ils se sentent davantage en sécurité et c’est évidemment ce qu’on souhaitait, continue-t-elle.

« Ce n'est pas un zoo  »

Jean-François Trudel, médecin psychiatre et chef du département de psychiatrie, tient pour sa part à souligner que la perquisition reste un geste exceptionnel.

En 33 ans de pratique, c’est la première fois que je suis confronté à une situation comme celle-là.

Jean-François Trudel, médecin psychiatre et chef du département de psychiatrie

Pour beaucoup de gens qui viennent se faire soigner en psychiatrie, c’est un endroit rassérénant. C’est une occasion de reprendre pied après une crise de vie. Je ne pense pas qu’il faut faire passer le message que c’est devenu le zoo, une jungle ou un far-war criminalisé, conclut-il.

Avec les informations de Natacha Lavigne

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