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Des campeurs s'opposent à la vente d'une île par une municipalité ontarienne

Un canot dans l'eau

Le groupe Friends of Town Island veut que l'île reste du domaine public.

Photo : Camp B'Nai Brith

Radio-Canada

Des campeurs et propriétaires de chalets se mobilisent pour éviter qu’une île largement inhabitée du lac des Bois, dans le Nord-Ouest ontarien, ne soit vendue par la municipalité qui en est propriétaire. Ils craignent qu’un acheteur potentiel n’y construise davantage de chalets.

La Ville de Kenora a publié cet été un appel d’offres afin de trouver des acheteurs potentiels de 70 hectares de l’île Town dont elle est propriétaire.

L’île se trouve à sept kilomètres au sud-est de Kenora, qui se trouve à son tour à près de 200 km à l’est de Winnipeg. L’île est uniquement accessible par bateau et ne comporte qu’une douzaine de sites de camping public.

Le groupe Friends of Town Island, qui tente de protéger l’île, estime que l’île doit rester du domaine public.

C’est comme si la Ville de Winnipeg essayait de vendre le parc Assiniboine pour y ériger des condominiums, indique le président du groupe, Aaron London.

C’est un bien public et je crois que les politiciens ont un devoir envers leurs citoyens de le garder.

Aaron London, président du groupe Friends of Town Island

L’île Town est occupée, depuis 65 ans, par le camp B’Nai Brith, géré par l’organisme éponyme de défense des droits des Juifs. La Ville de Kenora lui a vendu 12 hectares de l’île en 2014.

Un homme qui porte des lunettes

Aaron London est le président du groupe Friends of Town Island.

Photo : CBC/Holly Caruk

Certains espaces de l’île sont aussi utilisés par le Camp Stephens, dont l’emplacement permanent se trouve sur une autre île au sud de l’île Town.

C’est ainsi que l’île a été utilisée depuis 125 ans. C’est incroyable de penser qu’elle pourrait être vendue et morcelée en parcelles pour chalets, affirme M. London, qui a déjà été directeur et administrateur du camp B’Nai Brith.

Le groupe Friends of Town Island a lancé dimanche une pétition visant à convaincre la Ville de Kenora à mettre fin à ses efforts de vente de l’île et à trouver des solutions pour la garder publique. Mercredi, en début d’après-midi, la pétition avait déjà récolté plus de 2200 signatures.

Le gestionnaire des services d’infrastructures de la Ville de Kenora, Adam Smith, souligne que même si l’île est vendue, son acheteur ne pourrait y entreprendre aucun de projet de construction directement en raison des restrictions provinciales en place. Il devrait d’abord obtenir une autorisation.

« Une dernière belle partie de nature sauvage »

Depuis plusieurs années, la Ville de Kenora a essayé d’échanger l’île avec la province contre des terres de la Couronne situées plus près de la ville. Mais selon M. Smith, toutes les tentatives ont été infructueuses jusqu’à présent.

Nous nous sommes rendu compte que nous ne faisions pas de réel progrès, et nous avons donc décidé d’aller dans une autre direction, explique le fonctionnaire municipal.

La valeur du terrain que veut vendre la Ville de Kenora a été estimée à 2,9 millions de dollars et M. Smith soutient que tout l’argent reçu serait destiné à des projets de construction à l’intérieur des limites géographiques de la ville elle-même.

Étant donné que l’île Town se trouve en dehors de la zone fiscale de Kenora, la Ville ne percevra pas de taxes sur les infrastructures qui pourraient y être érigées plus tard.

Des personnes dans un canot sur le lac

L'île Town n'est occupée que par le Camp B'nai Brith et le Camp Stephens.

Photo : Camp B'nai Brith

Selon Aaron London, le groupe Friends of Town Island ne s’attend pas à ce que la Ville lui transfère gratuitement le terrain, mais il veut être convié à discuter de son avenir.

Il ne croit pas qu’il devrait y avoir plus de chalets et veut plutôt que la protection de la région pour les générations futures soit un enjeu principal.

Il serait honteux de prendre cette dernière belle partie de nature sauvage et de la paver.

Aaron London, président du groupe Friends of Town Island

Le gestionnaire des services d’infrastructures dit que la Ville est ouverte à entendre les avis de toute personne ou groupe intéressé par le terrain.

L’appel d’offres de la Ville de Kenora prendra fin en janvier.

Avec les informations de CBC

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