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Place de l'Alberta dans la fédération : des citoyens divisés à Calgary

Un homme parle au micro et fait face à un groupe de personnes lors d'une réunion publique.

Une quarantaine de Calgariens ont pu s'exprimer lors d'une réunion publique qui s'est tenue mardi pour discuter de l'avenir de la province.

Photo : Hala Ghonaim/CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La place de l’Alberta dans la fédération canadienne déchaîne les passions, comme l’a prouvé une rencontre publique organisée par le gouvernement de Jason Kenney mardi, à Calgary. Durant celle-ci, les citoyens ont pu faire part de leurs préoccupations.

Environ 500 personnes étaient venues assister à la réunion publique, nommée Fair Deal (« accord équitable »), organisée par le gouvernement provincial. L’occasion pour elles de faire part de leurs doléances, mais également de leurs espoirs.

« Je ne me suis jamais vu comme un séparatiste, mais pour la première fois, je suis prêt à écouter avec un esprit ouvert. »

— Une citation de  Ken Schultz, présent à la réunion

Des dizaines de personnes se sont succédé au micro, faisant face au comité composé de neuf experts, parmi lesquels plusieurs élus à l’Assemblée législative.

Bien que variées, les considérations semblaient se rejoindre sur un point essentiel défendu par le Parti conservateur uni : la province se doit de posséder plus de pouvoir et d’influence.

Bien sûr, la question du Wexit a été abordée, mais par une minorité des personnes qui se sont exprimées. L’idée de suspendre les paiements de transfert au gouvernement fédéral a également été évoquée.

En tout, le panel va se pencher sur une douzaine de propositions parmi lesquelles la création d’un régime de pensions provincial, d’une police provinciale et d’une agence de perception des taxes.

L'idée que l’Alberta se dote d’une constitution formalisée en lieu et place de la constitution non codifiée sur laquelle la province s’appuie actuellement a aussi été mentionnée.

L’arbre qui cache la forêt?

Certains participants se sont demandé si cette rencontre n'était pas un écran de fumée destiné à détourner l’attention des dernières décisions du gouvernement Kenney.

Sur ce sujet, une femme qui s’est présentée sous le nom de Liz a affirmé s’inquiéter pour ses enfants, citant les coupes budgétaires récentes en éducation. Elle a ajouté douter de la légitimité du panel, suggérant qu’il s’agit plutôt d’un stratagème visant à mettre à jour les divisions entre les secteurs public et privé.

Une femme dans le public a également exprimé ses réticences quant au fait que l’Alberta quitte le programme de Régime de pensions du Canada. Selon elle, une telle décision risquerait de faire fuir les personnes qualifiées ainsi que les entreprises et les investissements, tout en réduisant le sentiment de sécurité lié aux retraites. Cela fragiliserait l'économie, déjà fragile, de la province croit-elle.

« Certaines personnes sont en colère, mais je dirais que davantage sont frustrées : elles ressentent une injustice. »

— Une citation de  Donna Kennedy-Glans, membre du comité

Le comité se rendra à Lethbridge mercredi et à Grande Prairie la semaine prochaine. Il fera ses recommandations au gouvernement Kenney à la fin du mois de mars 2020.

D'après les informations de Bryan Labby

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