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Deuxième grève d'un jour dans des écoles en Ontario

Des enseignants tiennent des pancartes qui comprennent entre autres le message « aucune coupure en éducation ».

Des enseignants en grève manifestent près de l'École Jarvis Collegiate Institute à Toronto, le 11 décembre.

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Radio-Canada

Alors que les membres de la Fédération des enseignants des écoles secondaires (FEESO) organisent, mercredi, une deuxième grève d'un jour en autant de semaine, bien des parents se sentent pris en otage.

La mère de famille Béatrice Kabeya est relativement chanceuse, puisque sa fille de 17 ans qui étudie dans l'une des écoles du Conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB) touchées par le débrayage peut rester seule à la maison.

Elle connaît toutefois d'autres mères qui doivent faire des pieds et des mains pour trouver un service de garde pour leurs enfants plus jeunes ou même s'absenter du travail.

Béatrice Kabeya en entrevue.

La mère de famille Béatrice Kabeya appuie les enseignants pour l'instant dans leur conflit de travail avec la province.

Photo : Radio-Canada

La grève de mercredi, qui suit celle du 4 décembre, touche aussi des écoles françaises élémentaires, dont des aides-enseignants, notamment, sont représentés par la FEESO.

Pour l'instant, Mme Kabeya appuie les travailleurs de l'éducation dans leur conflit de travail avec le gouvernement de Doug Ford. Elle accuse le gouvernement de « s'entêter », entre autres en cherchant à augmenter la taille des classes.

Ils doivent s'asseoir et trouver un compromis. Ceux qui paient le prix [actuellement], ce sont les élèves et les parents.

Béatrice Kabeya, mère de famille

Une autre grève la semaine prochaine?

Harvey Bischof entouré d'enseignants en grève.

Le président de la Fédération des enseignants des écoles secondaires Harvey Bischof avec des syndiqués près de l'École secondaire catholique Monseigneur-de-Charbonnel, le 11 décembre.

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Le président de la FEESO, Harvey Bischof, n'exclut pas un troisième débrayage d'un jour en autant de semaine, mercredi prochain.

Toutes les options sont sur la table, dit-il. La balle est dans le camp [du gouvernement].

D'autres séances de négociation en présence d'un médiateur sont prévues lundi et mardi.

Le congé scolaire des Fêtes dans les écoles débute vendredi prochain.

Des demandes « déraisonnables »?

Pour sa part, le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a accusé à nouveau, mercredi, la FEESO d'avoir des demandes salariales « déraisonnables », qui coûteraient 750 millions de dollars au trésor public.

Il a invité une nouvelle fois le syndicat à accepter l'aide d'un médiateur privé. Le président de la FEESO accuse le ministre de chercher à détourner l'attention, affirmant qu'un médiateur public prête déjà main-forte aux parties.

Parmi les points en litige : les salaires, l'augmentation de la taille des classes et l'imposition par le gouvernement de cours en ligne au secondaire.

Monique Willacey, enseignante de français à l'École secondaire Jarvis Collegiate Institute, dit que la province « met l'accent sur les salaires, mais ce qui nous préoccupe, c'est la taille des classes et les cours en ligne ».

Elle qualifie de « terrible » le plan du gouvernement de forcer les étudiants à suivre deux cours en ligne au secondaire, affirmant que cela les prive d'une « expérience authentique » avec l'enseignant pour l'apprentissage du français, notamment.

Angèle Lacroix en entrevue.

L'employée de soutien Angèle Lacroix souligne que ce ne sont pas seulement les enseignants qui sont en grève.

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Angèle Lacroix souligne que ce ne sont pas seulement les enseignants qui sont en grève, mais aussi les employés de soutien dans les écoles représentés comme elle par la FEESO.

Elle presse le gouvernement de cesser de négocier dans les médias.

Qu'on soit capable d'être là à la table [de négociation], pas à la télé, pas être en train d'argumenter entre deux caméras.

Angèle Lacroix, employée de soutien

Elle rappelle au ministre Lecce, qui accuse les enseignants de cupidité, qu'elle est loin de gagner 92 000 $ par année.

Les autres syndicats d'enseignants :

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Toronto

Éducation