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Renouer avec les soins à domicile grâce à un projet pilote

Femme en uniforme d'inhalothérapeute. Elle sourit et porte des lunettes.

Sandra Sénéchal est inhalothérapeute et participe au projet pilote de Soins intensifiés à domicile.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent a implanté un projet pilote de soins intensifiés à domicile (SIAD) au Kamouraska. Des patients qui requièrent une grande attention médicale se qualifient ainsi pour recevoir des soins chez eux.

Disponible 24 h sur 24 h et sept jours sur sept, l'équipe de SIAD est composée de six médecins, d'une dizaine d'infirmières, d'une inhalothérapeute et de quelques préposés. Selon le problème de santé du patient, les intervenants bonifient le nombre de visites à domicile.

Sandra Sénéchal est inhalothérapeute pour le SIAD. Elle joue le rôle d'intermédiaire entre le patient et le médecin. On est un petit peu les yeux puis on voit ce qui se passe, donc à ce moment-là, on peut être proactif, révèle-t-elle.

Alors que Sandra Sénéchal examine son patient, Jean-Yves Duval, elle explique qu'elle voit ses patients au moins une fois par mois, pour effectuer un suivi.

Habillé d'une chemise de chasse et d'une casquette, M. Duval est assis.

Jean-Yves Duval souffre d'une maladie pulmonaire chronique.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Des patients en rémission d'une intervention chirurgicale d'importance ou encore atteints de maladies chroniques telles des maladies pulmonaires ont accès au programme. C'est le cas de Jean-Yves Duval. Sa maladie implique des visites fréquentes à l’hôpital.

Depuis son adhésion au programme de soins à domicile, sa femme et lui n'ont presque plus besoin de se déplacer et attendre pendant des heures avant d'être vus par un médecin. En ayant accès aux intervenants du SIAD, M. Duval peut communiquer directement avec l'inhalothérapeute pour suivre une procédure médicale à distance et éviter d'être hospitalisé inutilement.

Acteurs de la santé

Pour les travailleurs de la santé, il s'agit d'une façon de renouer avec les visites médicales à domicile que l'on a connu à une autre époque au Québec. Tous travaillent dans le même sens.

L'objectif est de faciliter la vie des personnes souffrantes et de leurs proches. Les soins à domicile réduisent ainsi le temps d'attente avant d'obtenir des soins et contribuent à éviter une hospitalisation éventuelle en prenant en charge le patient immédiatement.

Une médecin qui porte son stéthoscope autour du cou.

La Dre Marie-Ève Fromentin voit quelques patients à domicile dans le cadre du projet pilote SIAD au Kamouraska.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Le SIAD permet par ailleurs d'accompagner les patients vers une mort dans le confort de leur domicile.

À la toute fin, quand on n'est plus capable de marcher, quand on n'est plus capable de se faire à manger, on a besoin d'aide. Quand on a une famille qui est là pour nous aider, tant mieux. Et quand on n'a pas ça, c'est là qu'on a besoin encore plus d'une équipe qui vient en support, commente Marie-Ève Fromentin, une des médecins participantes.

Soins palliatifs

Les patients souffrant d'un cancer en phase terminale ou qui sollicitent l'aide médicale à mourir peuvent eux aussi bénéficier des soins à domicile.

Un couple, composé d'un homme et d'une femme sont assis sur le sofa.

Ce couple est reconnaissant envers l'équipe du SIAD qui offre des soins palliatifs à domicile.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Le père de Sylvain Saint-Laurent est l'un de ceux qui se sont tournés vers des soins palliatifs. À l'âge de 82 ans, il avait reçu un diagnostic de cancer en phase terminale. La conjointe de M. Saint-Laurent, Marie-Ève Lévesque, est rapidement devenue la proche aidante de son beau-père. Elle se dit très reconnaissante pour les soins prodigués par l'équipe du SIAD puisque le service a permis au défunt de conserver une vie normale.

Il n'a pas changé sa routine. Il écoutait sa télé, il était dans son fauteuil. Les amis pouvaient venir ici, comme d'habitude. On faisait nos soupers en famille, comme d'habitude. Rien ne changeait. On ne pouvait pas imaginer que dans quelque temps, il ne serait plus avec nous autres, a-t-elle dit.

Entouré de ses proches, le père de Sylvain Saint-Laurent est décédé dans le confort de sa maison.

Ça a été tellement intense, mais calme en même temps. On était tous avec lui puis on lui disait : tu peux partir.

Marie-Ève Lévesque, belle-fille du défunt

D'autres patients pourront profiter de soins à domicile puisque le projet pilote s'étendra partout au Bas-Saint-Laurent d'ici juin 2020.

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